Né en France, un jeune Marocain de 19 ans a sollicité l’obtention de la nationalité, selon la règle du droit du sol. Une demande qui a été refusée par les autorités françaises, au grand désespoir du jeune Marocain qui se retrouve toujours sans-papiers, lui qui devra passer son baccalauréat en juin prochain.  

C’est une histoire qui met à nu l’incohérence de l’administration française, et plus précisément la préfecture de l’Hérault. Chakhs Loutfi, un Marocain né en 2002 à Saint-Pierre de Perpignan, de parents marocains, est toujours sans-papiers. Sa demande pour l’obtention de la nationalité française lui a été refusée par la préfecture. Une nationalité que ce jeune marocain aurait du obtenir au jour de ses 18 ans, au titre du droit du sol.

L’histoire de Chakhs Loutfi a été relatée le 15 septembre par le site Actu.fr, où on apprend que le Tribunal de Grande Instance de Perpignan lui a "refusé la nationalité française, malgré la loi, et un profil exemplaire". En effet, Loutfi est scolarisé en terminale au lycée agricole de Rivesalte. Mais malheureusement, il ne pourra pas passer l’examen du baccalauréat car il ne dispose pas d'une carte d’identité.

France : Faute de nationalité, le jeune Marocain va demander un titre de séjour

"Je ne dors plus. Ma vie est suspendue, ne tient qu'à un fil. Je garde le sourire, mais au fond de moi, c'est dur car je suis inquiet pour mon avenir. Et ce qui est surtout un crève-cœur, c'est de ne pas être reconnu Français alors que la France est mon pays", témoigne Loutfi dans une vidéo partagée sur Twitter. Pourtant, comme le précise le site Actu.fr, le jeune homme est très impliqué dans la vie citoyenne des Pyrénées-Orientales, un département qu’il "n’a jamais quitté".

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Depuis trois années, Loutfi participe activement à chaque cérémonie du 14 juillet et il est aussi chargé d’apporter les flammes du Souvenir, le 11 novembre, à Perpignan. Soutenu par plusieurs élus locaux, Chakhs Loutfi a décidé de poursuivre sa bataille afin d’obtenir ses droits. Faute de l’obtention de la nationalité française, le lycéen compte demander un titre de séjour. Une solution provisoire qui lui permettra de passer ses examens et entamer une vie active.