La guerre en Ukraine, qui a sensiblement bouleversé les alliances à l’échelle mondiale, pousse l’Europe à regarder davantage vers le Sud. Et l’Algérie, à la lumière des nouvelles donnes, est un potentiel allié qu’il faut, coûte que coûte, s’assurer. L’Union européenne (UE) ne l’a que trop compris. La "réactivation" de la commission parlementaire algéro-européenne, créée en 2018, en est la preuve irréfutable.  

En effet, ce n’est qu’après quatre ans que cette commission tient sa première réunion à Alger, et ce, le lundi 19 septembre 2022. Une réunion qui vient après nombre de visites d’officiels européens, à leur tête celle du Président français Emmanuel Macron. Ce dernier avait, pour rappel, exprimé l’envie de l’Europe, en général, et de la France, en particulier, de donner un nouveau souffle aux relations entre l’Algérie et l’Europe.

L’UE, dans un communiqué conjoint qui a sanctionné la réunion, s’est dite prête à assurer des initiatives dans nombre de secteurs économiques, à leur tête ce qu’on appelle communément "l’économie du savoir". "Des projets de coopération dans la recherche scientifique, l’énergie et les énergies renouvelables sont examinés actuellement dans le cadre d’un programme d’investissement de l’Union européenne en Algérie", a déclaré, dans ce sens, le président de la délégation européenne Andrea Cozzolino.

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L’Algérie veut plus d’investissements directs de l'Union européenne

A l’issue de ses entretiens avec le ministre algérien de l’Economie, de la connaissance et des startups et des PME, Yacine El-Mahdi Oualid, Andrea Cozzolino, a relevé que la rencontre a été l’occasion de discuter de la manière de "renforcer l’échange et favoriser autour des startups la naissance d’une nouvelle économie, une économie beaucoup plus méditerranéenne qui permet une croissance économique plus soutenable, plus ouverte et plus intelligente". Il a également relevé la disponibilité de l’UE à "assurer des initiatives dans le cadre de programmes européens pour accroître le nouveau filon d’entreprises qui défient les frontières".

De son côté, Yacine El-Mahdi Oualid a indiqué, dans une déclaration à la presse, que les entretiens ont permis aux deux parties d’évoquer les meilleures façons d’appuyer leur coopération. "Nous avons abordé la manière pour asseoir une coopération à travers des mécanismes efficaces et perceptibles pour encourager l’investissement étranger en Algérie, notamment européen et œuvrer à créer des projets de coopération dans la recherche scientifique, l’énergie et les énergies renouvelables", a-t-il déclaré.