L'Algérie compte diversifier son économie. C'est au moins ce qu'affirment les différents responsables depuis plusieurs mois. En effet, quasi dépendante des hydrocarbures, les économistes n'ont cessé d'alerter sur la nécessité de sortir du « tout pétrole ». Pour se faire, l'Algérie veut exploiter d'autres ressources. Des ressources qui sont toujours naturelles. Il s'agit notamment de ressources minérales.

Ainsi, le pays a lancé une offensive tous azimuts sur l'exploitation de ces ressources. L'Algérie a donc décidé d'exploiter ses importantes ressources en Or, zinc, cuivre, phosphates, mais également les terres rares dont elle dispose. Afin d'arriver à ces objectifs, le pays a relancé plusieurs grands projets miniers. Celui de Gara Djebilet est l'un des plus structurants. Des milliards de tonnes de minerai de fer y dorment depuis leur découverte en 1952. L'objectif de ce mégaprojet est d'extraire des dizaines de millions de tonnes par an, dont les 12 millions de tonnes nécessaires à la sidérurgie algérienne.

Les terres rares c'est l'avenir

Cependant, ce projet n'est pas le seul. Un autre projet de phosphates intégré (PPI) à Tebessa, dans l'est, est destiné à l'exportation d'engrais est également lancé. À Bejaïa, un important gisement de plomb et de zinc va aussi être exploité. « Aujourd'hui, l'économie mondiale a besoin de métaux, a besoin de produits minéraux », affirme  Messaoud Houfani, cadre au ministère algérien de l'Énergie et des Mines, ajoutant que « l'Algérie veut saisir cette opportunité pour créer de la richesse, pour créer de l'emploi, pour se développer et pour laisser à la génération future des projets substantiels, des projets de valeur ».

Par ailleurs, dans un domaine encore plus lucratif, l'Algérie veut intensifier son exploration à la recherche de terres rares. Des terres très prisées au niveau international. Cette exploration a d'ailleurs été mentionnée dans la déclaration d'Alger signée par Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron. « Il est temps de travailler ensemble, d'exploiter ce qui est exploitable et de chercher ce qui n'a pas encore été trouvé, mais qui peut l'être rapidement », explique Messaoud Houfani.

Il faut dire qu'aujourd'hui, l'Union européenne doit chercher d'autres ressources qui ne sont pas trop éloignées et dont le potentiel est connu. Des ressources qui se trouvent en Algérie, ce qui explique le ballet des responsables européens à Alger.