Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a fait une étrange demande à l'occasion d'une réunion du G20 tenue en Indonésie. Une demande en relation avec la Coupe du monde 2022, qui débutera le dimanche 20 novembre au Qatar, et que l'on peut considérer comme « osée ».

En effet, le patron de la FIFA a participé à un déjeuner organisé à l'occasion de la réunion du G20. Il n'a pas manqué d'évoquer la guerre menée par la Russie en Ukraine depuis le 24 février 2022[1]Guerre en Ukraine : L'armée russe pénètre dans le territoire ukrainien. D'ailleurs, c'est en raison de ce conflit que la FIFA et l'UEFA ont suspendu les clubs et les sélections russes des compétitions internationales.

« Mon appel à vous tous, c'est de réfléchir à un cessez-le-feu temporaire d'un mois pour la durée de la Coupe du monde », a demandé Gianni Infantino, repris par l'AFP, aux représentants des 20 pays membres de ce principal forum de coopération économique internationale, qui inclut notamment les pays industrialisés et les pays émergents. La Russie, qui a subi les foudres de la FIFA 4 jours à peine après le déclenchement du conflit en Ukraine[2]Sans drapeau, sans hymne national et sans public. La FIFA sanctionne l'équipe de Russie, fait partie du G20.

La demande de Gianni Infantino au G20 doublement osée

Il est vrai que cette nouvelle sortie du président de la FIFA est osée, dans la mesure où il profite d'une tribune politico-économique pour évoquer la Coupe du monde 2022, revendiquant un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine, étant convaincu que le sport pouvait jouer un rôle unificateur. C'est osé pour les Occidentaux du G20 qui attendaient peut-être une lettre du président ukrainien pour défendre l'Ukraine contre la Russie, mais pas d'un représentant d'une discipline sportive.

En fait, la demande du président de la FIFA est aussi osée parce que cette instance n'a pas hésité à exclure la Russie des éliminatoires de la Coupe du monde, au tout début de la guerre. En plus du fait que la FIFA ait politisé une compétition sportive[3]Affaire Fethi Nourine : Le Comité Olympique algérien répond au judoka et à son entraineur, Gianni Infantino demande encore une fois aux pays du G20 de lier le football à la politique.