L’apport des étudiants étrangers à la France n’est pas négligeable. Selon une étude publiée lundi 28 novembre par Campus France, les étudiants étrangers rapportent chaque année 5 milliards à l’économie française. Un solde positif net de 1,5 milliard d’euros si l’ont déduit les 3,7 milliards de dépenses annuelles qui leur sont consacrées par l’État français.  

La France accueille chaque année des centaines de milliers d’étudiants étrangers. Selon les statistiques de Campus France, plus de 300 000 étudiants étrangers sont inscrits dans les universités françaises pour l’année universitaire 2022-2023. Parmi les étudiants étrangers qui viennent en France chaque année, 32 % sont issus d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Le Maroc arrive en tête avec 46 371 inscrits suivie par l’Algérie avec 31 032 étudiants. La Chine avec 27 479 étudiants arrive à la troisième place devant l’Italie (4e, 19 185 étudiants). La Tunisie avec 13 661 étudiants se classe à la 6e place, selon Campus France.

On parle souvent de l’apport des étudiants étrangers à la France une fois avoir achevé leur cursus et intégré le marché du travail s’ils décident bien sûr de rester dans le pays. Mais beaucoup ignorent que ces centaines de milliers d’étudiants de différentes nationalités contribuent chaque année à l’économie française, durant leur cursus dans les différentes universités de l’Hexagone. Un apport majeur, comme le souligne une étude publiée lundi 28 novembre par Campus France.

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Comment les étudiants étrangers financent-ils leurs études en France ?

L’étude est réalisée avec l'institut Kantar Public entre février et avril 2022, sur près de 10 000 étudiants étrangers qui ont résidé et étudié en France ces trois dernières années. Cette étude a permis d’évaluer l’impact économique des étudiants étrangers en France : leur apport à l’économie française se chiffre à 5 milliards d’euros par an, soit un solde positif net de 1,35 milliard d’euros en tenant compte des dépenses publiques estimées à 3,7 milliards d’euros par an, liées à leur prise en charge, souligne l’étude.

L’enquête, qui s'est interrogée sur comment ces étudiants étrangers payent leurs études en France, a identifié cinq sources principales de financement : l’entourage familial est la source de financement la plus souvent citée (77 %) et représente 53 % des revenus dépensés par les étudiants étrangers. Les économies personnelles viennent ensuite (48 %). En troisième place, les aides de la CAF (46 %), puis les activités rémunérées (job étudiant, 34 %). Enfin, 18 % des répondants déclarent financer leurs études grâce à des bourses d’études octroyées par les gouvernements de leurs pays d’origine ou par le gouvernement français.

Voici les dépenses mensuelles d'un étudiant étranger en France

Selon les résultats de l’enquête, 48 % des étudiants étrangers ont travaillé pendant leur séjour d’études en France. Pour plus de la moitié d’entre eux, ces emplois sont jugés indispensables pour faire face à leurs dépenses, soulignent les rédacteurs de l’étude. En moyenne, les étudiants étrangers dépensent 867 euros par mois : 48 % de ce budget est destiné au loyer (413 euros) , 21 % aux frais de vie quotidienne ; vêtements, alimentation (181 euros), 5 % aux frais de restauration universitaire (69 euros) et 5 % de frais de transport quotidien (25 euros).

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D’après les résultats de l’enquête, les étudiants étrangers s’acquittent en moyenne de 2 822 euros de frais de scolarité par an. Les dépenses moyennes mensuelles du quotidien des 302 863 étudiants étrangers inscrits cette année dans les universités françaises représentent 2,8 milliards d'euros de recettes sur une année civile, auxquels s'ajoutent des droits d'inscription (873 millions), des frais de formation de langue française (73 millions), des frais administratifs de visas ou de titres de séjour (35 millions), des dépenses touristiques de leur famille et de leurs amis (392 millions), des dépenses de transport ponctuelles (461 millions) ou encore des cotisations sociales liées aux emplois qu'ils exercent (375 millions). Au total, ces étudiants étrangers rapportent 5 milliards d'euros par an à l'économie française, souligne l’étude de Campus France.