Le piratage des programmes TV via l'IPTV a pris des proportions alarmantes en France, au point où les organismes concernés se sont unis pour mener une guerre sans merci contre les sites qui s'en rendent coupables. En fait, la Fédération française des télécoms et l'Arcom (autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) ont signé un nouvel accord pour unir leurs forces face à la recrudescence des sites de streaming illégaux et contre les boîtiers IPTV.

Cet accord est une très mauvaise nouvelle pour de nombreux Algériens installés en France. Principalement ceux qui s'offrent des boîtiers IPTV en Algérie pour les utiliser une fois dans l'Hexagone. Cela leur permet généralement de « capter » des chaînes payantes de façon illégale et de faire perdre beaucoup d'argent aux opérateurs de télécommunication.

L'accord en question a été signé par l'Arcom qui est le fruit de la fusion entre Hadopi et le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et les opérateurs Orange, Bouygues Télécom et SFR entre autres. Et parce que les programmes sportifs sont les plus piratés parmi tous les programmes, l'Association pour la protection des programmes sportifs (APPS) s'est jointe à l'accord qui vise à renforcer la lutte contre la diffusion illicite de contenus sportifs en ligne.

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Les boîtiers IPTV « importés » d'Algérie risquent de ne plus servir en France

Les détenteurs de box IPTV en France, particulièrement les Algériens qui les importent d'Algérie, sont donc prévenus. Déjà, depuis 2 années, il est de plus en plus difficile de visionner du streaming illégal en raison de l'intensification des blocages des domaines pirates décidés par la justice française. Particulièrement ceux diffusant du contenu sportif, comme les matchs de football, de tennis et de basketball.

Et le nouvel accord entre la Fédération française des télécoms et l'Arcom est appelé à rendre la vie encore plus dure à tous ceux qui utilisent les boîtiers IPTV en France. Surtout que le groupe médiatique qatari beIN SPORTS mène aussi sa lutte contre le piratage de ses matchs de football à fort potentiel d'audience, particulièrement les grandes soirées de Ligue des champions. Les Qataris ont déjà réussi à obtenir l'interdiction de diffusion de certains sites et c'est généralement là que les Algériens ressentiront le coupe de cet accord.