L'Algérie va procéder à la réduction de sa production de pétrole

Station de pétrole

Les marchés pétroliers se sont stabilisés après une période de doutes. En effet, les prix du pétrole ont connu une baisse significative pendant plusieurs jours, avant de remonter la pente graduellement. Ce dimanche 2 avril, le baril de Brent, référence du pétrole algérien, s'est stabilisé. Il est cédé à 79,94 USD le baril. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate a aussi connu une hausse et est cédé à 75,70 USD le baril.

Ces prix s'approchent des niveaux d'avant la crise bancaire. C'est dans ce contexte que le ministère algérien de l'Énergie et des Mines a annoncé une réduction prochaine de sa production en hydrocarbures. En effet, dans un communiqué publié ce 2 avril sur sa page Facebook du ministère a annoncé que « l'Algérie procèdera à une réduction volontaire de 48 000 barils par jour, de mai à fin 2023 ».

Dans ce communiqué laconique, le ministère explique que cette décision a été prise « en coordination avec certains pays membres de l'OPEP et non membres de l'OPEP dans la déclaration de coopération ». Il indique également que « cette réduction volontaire est une mesure préventive qui s'ajoute à la réduction de la production convenue lors de la 33e réunion ministérielle OPEP et non-OPEP du 5 octobre 2022 ».

Il faut souligner que depuis le mois de novembre 2022 la production de l'Algérie s'est établie à 1,007 million de barils par jour (Mb/j) selon le ministère de l'Énergie et des Mines. Ce seuil de production de pétrole pour l'Algérie est intervenu en application de la décision prise en octobre 2022 lors de la 33e Réunion ministérielle de OPEP+. Les participants à cette réunion avaient convenu d’abaisser le niveau global de leur production de 2 millions de barils par jour à compter du 1er novembre prochain, a ajouté le communiqué.

La décision du ministère algérien intervient à la veille de la réunion du groupe de surveillance ministériel de l'OPEP+, qui comprend la Russie et l’Arabie Saoudite. Cependant, les analystes affirment que l’OPEP+ ne devrait pas modifier ses quotas de production. La décision de l'Algérie comme le signal le communiqué du ministère est donc volontaire et ne répond pas à une orientation de l'OPEP+.

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