Espagne : La ministre du Travail soutient le Polisario et affiche publiquement son désaccord avec Pedro Sanchez

En cette année électorale en Espagne, le gouvernement perd de plus en plus sa cohésion et sa cohérence. Le changement de position de son président Pedro Sánchez, par rapport à la question du Sahara occidental, est remis en cause même à l'intérieur de la coalition gouvernementale. La ministre espagnole du Travail, et présidente du bloc d’extrême gauche « Sumar », exprime ouvertement ce désaccord et affiche publiquement son soutien au Polisario, le représentant du Sahara occidental.

Ainsi, le gouvernement espagnol ne parle plus de la même voix. Les désaccords de fonds atterrissent sur la place publique dans un climat de campagne électorale. En effet, deux semaines après avoir qualifié le Maroc de « dictature », la vice-présidente du gouvernement et ministre du Travail Yolanda Díaz remet une couche. Elle a salué « la lutte du peuple sahraoui » et s'est prise en photo avec Abdullah Arabi, le représentant du Front Polisario en Espagne.

Un geste qui n'est pas anodin. La ministre a assisté à un événement organisé par le Parti communiste espagnol (PCE) où son secrétaire général a déclaré : « je veux saluer le représentant du peuple sahraoui en Espagne, un peuple qui lutte en permanence pour son droit à l'autodétermination et pour la paix, pour mettre fin à un conflit dans le respect de ses droits ». C'est pendant ce discours que la ministre du Travail a lancé un baiser aérien au représentant du Polisario depuis le podium. Yolanda Díaz s'est ensuite approchée de Abdullah Arabi pour le prendre dans ses bras et prendre une photo avec lui.

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Il faut dire que le parti de la ministre du Travail soutient, contrairement à Sánchez, que « toute solution durable au conflit passe par une négociation avec le Front Polisario qui respecte le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui ». Ce parti a récemment réclamé du gouvernement espagnol de « cesser de soutenir l'inclusion du territoire du Sahara occidental dans les accords de coopération bilatéraux UE-Maroc que la Cour de justice de l'UE a invalidés par des arrêts répétés ».


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