Pétrole : prévisions optimistes pour les 3 mois à venir

Les prix du pétrole subissent de plein fouet la ralentissement de l'économie mondiale. Ils n'arrivent pas à remonter et sont très loin de leurs niveaux de 2022. Cependant, les pays producteurs ne comptent pas accepter le fait accompli. Ces pays, l'Arabie Saoudite en tête, jouent sur le levier de la production pour juguler la chute des prix.

Ce jeudi 6 juillet, les cours du pétrole sont restés à des niveaux relativement bas. Le baril de Brent, référence du pétrole algérien, est cédé à 76,94 USD. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate est cédé à 72,14 USD. Ces prix ont donc connu une légère hausse due à la décision de l'Arabie, saoudite, la Russie et l'Algérie de prolonger leurs réduction de production. Une décision qui commence à apporter ses fruits alors que le contexte mondial est défavorable au marché pétrolier. Cependant, la question reste posée sur les perspectives de ce marché dans l'avenir proche.

Les experts s'accordent à dire que l'économie mondiale traverse une mauvaise phase. Les grandes économies sont en panne, impactant ainsi la demande sur l'or noir. Toutefois, la solidité de l'OPEP+ est un rempart contre l'effondrement du marché pétrolier. Les prix résistent à ce climat morose et, encore mieux, le groupe Évaluation des ressources et services-conseils de Deloitte Canada est optimiste quant à l'évolution du cours.

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Ce groupe, connu dans le secteur, affirme que « les prix du pétrole brut devraient augmenter légèrement au cours des trois prochains mois puisque la diminution de l'offre commencera à saper les stocks mondiaux de brut ». « D'autres réductions de la production de l'OPEP+, notamment celle d'un million de barils de plus par jour récemment annoncée par l'Arabie saoudite, devraient contribuer à soutenir les prix malgré la baisse de la demande causée par les préoccupations économiques mondiales », explique Deloitte Canada.

La hausse des taux d'intérêt de la BCE et de la FED compliquent l'avenir des marchés pétroliers

« Même si la Chine a augmenté sa consommation de pétrole brut, la demande mondiale globale demeurera relativement faible, et cela, dans des circonstances normales, donnerait lieu à des prix stables ou plus bas », a déclaré Andrew Botterill, leader national, Énergie et produits chimiques, chez Deloitte Canada. Il ajoute « nous ne nous attendons toutefois pas à ce que ce soit le cas au cours du prochain trimestre, puisque la réduction de l'offre et la diminution des stocks de pétrole brut, particulièrement aux États-Unis, devraient soutenir les prix à court terme ».

Cependant, pour le long terme, il est encore tôt pour prédire les comportements des marchés pétroliers. Il faut souligner que plusieurs facteurs jouent en défaveur de ce marché. La hausse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) et les prévisions d'une hausse des taux de la banque centrale américaine (FED) sont parmi es facteurs, qui n'augurent pas une hausse significative des prix du pétrole.


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