FAF : Les jours de Djahid Zefizef sont ils comptés ?

Les autorités algériennes sont insatisfaites du bilan d'une année de gestion du président de la FAF, Djahid Zefizef, et elles le font savoir à travers une dépêche de l'agence de presse nationale (APS). Une dépêche à charge publiée le samedi 15 juillet avec un titre qui en dit long sur la volonté des responsables de l'État algérien.

« Foot - élections au COMEX de la CAF : Zefizef, l’échec de trop », ce titre de l'APS invite en effet l'actuel patron du football algérien à plier bagage, estimant que son échec à se faire élire au Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) était la goutte du mécontentement qui devrait faire déborder le vase de l'insatisfaction.

« En se faisant sèchement battre jeudi aux élections au Comité exécutif (ComEx) de la Confédération africaine de football (CAF) à Abidjan, le président de la Fédération algérienne (FAF) Djahid Zefizef n’a pas respecté son engagement d’offrir à l’Algérie une meilleure représentativité au sein de l’instance continentale, malgré tous les moyens mis à sa disposition par les pouvoirs publics », a écrit l'APS dans un exergue loin de sa délicatesse habituelle.

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En fait, l'APS met en exergue deux éléments pour s'attaquer au président de la FAF. Le premier est l'échec de Zefizef à se faire élire comme membre du ComEx de la CAF. C'est ce qui le met sur un siège éjectable, même s'il y a eu de nombreux autres échecs après son élection en juillet 2022. Le président de la FAF n'a pourtant pas été critiqué pour ces nombreux échecs, mais il a fallu qu'il perde sa course à la CAF face à son adversaire libyen pour que l'APS sorte tous les déboires du football algérien depuis son arrivée à la tête de la FAF.

« Mis à part un titre arabe remporté à domicile par les U17 en septembre 2022 aux dépens du Maroc (1-1, aux TAB, 4-2), les résultats étaient décevants, voire catastrophiques, remettant en question la gestion de Zefizef et de son Bureau fédéral, désormais largement contesté et appelé plus que jamais à prendre ses responsabilités », a asséné l'APS, se permettant même d'inviter le président de l'instance footballistique nationale à démissionner.

Le second élément mis en avant par l'APS pour abattre Djahid Zefizef, ce sont les moyens mis à la disposition du football par les autorités publiques. Le leitmotiv est devenu l'échec « malgré tous les moyens mis à sa disposition par les pouvoirs publics ». Ce ne serait pas étonnant de voir Zefizef annoncer sa démission après le pamphlet de l'APS, car il sait que quand l'APS dit quelque chose, c'est que c'est pensé en haut lieu.


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