Le pétrole à 75 $ en 2025 : JP Morgan pessimiste dans ses prévisions

Les marchés pétroliers ont renoué avec leur instabilité ces dernières semaines. Les prix du pétrole se sont effondrés en raison de la conjugaison de plusieurs facteurs. Ils sont notamment impactés par les doutes sur la croissance économique mondiale et également la hausse des stocks américains.

Ce jeudi 23 novembre, les prix sont toujours très bas même s'ils sont passés au-dessus de la barre symbolique des 80 dollars. En effet, le baril de Brent, référence du pétrole algérien, est cédé à 81,19 USD et le brut américain West Texas Intermediate à 76,34 USD. Ainsi, contrairement aux prévisions antérieures, les prix du pétrole restent relativement bas. Cette situation remet en cause plusieurs expertises qui tablaient sur un pétrole qui avoisine les 100 dollars en cette fin de l'année. Toutefois, la situation de l'économie mondiale a faussé les calculs. L'économie chinoise peine à redémarrer et celles de la zone euro sont prises au piège dans un cercle de décroissance.

Les prix du pétrole seraient de 83 dollars le baril en 2024 et 75 dollars en 2025

La banque JP Morgan a réactualisé ses prévisions pour les prix du pétrole pour les deux années à venir. Elle prévoit, en effet, un prix moyen du Brent de 83 dollars le baril en 2024 et de 75 dollars en 2025. Pour réaliser ces prévisions, la banque s'est basée sur les attentes des analystes concernant la résistance de la demande de pétrole aux Etats-Unis, la forte croissance de la demande dans les marchés émergents et la stabilité des marchés européens.

Pour l'année en cours, les analystes de JP Morgan prévoient une croissance de la demande de 1,9 million de bpj, qui s'affaiblira à 1,6 million de bpj en 2024. La baisse de la demande en 2024 n'affectera pas beaucoup les prix qui resteront dans la fourchette de cette année. Cependant, les prix devront baisser en 2025. En effet, les analystes de JP Morgan s'attendent à un prix moyen de 75 dollars le baril. Les prévisions de cette banque sont basées sur les attentes de gains substantiels en matière d'efficacité énergétique et de croissance des vente de véhicules électriques au détriment des véhicules à moteur à combustion interne, ce qui entraînera une baisse de la demande de carburants.

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