Sur les pas de plusieurs pays européens, l'Angleterre s'attaque à l'immigration

L’Angleterre ne veut plus d'immigration massive sur son territoire. Sur les pas de nombreux pays européens, le gouvernement britannique a décidé de mettre en place de nouvelles mesures plus restrictives concernant l’arrivée des étrangers dans le cadre de l’immigration de travail.

Depuis sa décision de quitter l'UE en janvier 2020 (Brexit), l'Angleterre ne cesse d’annoncer des mesures pour réduire l'immigration. En effet, tout en s'attaquant à l'immigration clandestine, notamment via la Manche, en concluant des accords dans ce sens avec la France, le gouvernement du Royaume-Uni poursuit sa politique de restrictions de l'arrivée des étrangers dans le pays – y compris par la voie légale.

C’est dans ce sens que le gouvernement conservateur du Premier ministre Rishi Sunak a annoncé des mesures qui rendent plus difficile l’immigration de travail au Royaume-Uni. Dans une déclaration faite, lundi 4 décembre, devant les parlementaires, le nouveau ministre de l’Intérieur, James Cleverly, a dévoilé les nouvelles mesures mises en place par son gouvernement pour la délivrance des visas de travail pour les travailleurs étrangers ainsi que les conditions requises pour le regroupement familial dans le pays.

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Immigration de travail en Angleterre : le gouvernement fixe de nouvelles conditions

Face au députés, le ministre de l’Intérieur a annoncé un relèvement du salaire minimum requis pour obtenir un visa de travail à 38'700 livres sterling (45'160 euros), comparable au salaire médian à temps plein, contre 26.200 livres actuellement, soit une augmentation de 47 %, souligne l’AFP. « Nous empêcherons l’immigration de tirer les salaires britanniques vers le bas. Nous allons augmenter le salaire plancher d’un tiers, et l’aligner sur le salaire médian des emplois correspondants », a indiqué James Cleverly.

Le ministre de l'Intérieur a également annoncé une réforme de la liste des métiers en manque de main d'œuvre. Cette liste des métiers en tension, à l'image de ce qui est prévu en France, sera réduite pour « éviter les abus », a-t-il précisé. Le ministre a annoncé en outre un dispositif pour s'assurer que les immigrés qui font venir des membres de leur famille dans le cadre du regroupement familial, soient en mesure de subvenir à leurs besoins. Ces nouvelles mesures devraient entrer en vigueur à partir d’avril prochain, ajoute le ministre.


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