Corruption au Parlement européen : des responsables marocains auditionnés, au Maroc

Parlement européen - Corruption - Maroc - Qatar

Il y a une année, le Parlement européen a été secoué par un scandale de corruption. Des eurodéputés ont été soupçonnés d’être soudoyés, à coups de centaines de millions d’euros, par le Qatar et le Maroc.

Ce scandale retentissant a fait tomber plusieurs têtes. La vice-présidente du Parlement et élue socialiste grecque Eva Kaili avait été arrêtée, et mise en examen pour corruption, blanchiment d'argent en décembre 2022. L’enquête avait en outre conduit à la perquisition des domiciles de l’eurodéputé belge Marc Tarabella ainsi que l'ancien député européen, social-démocrate, et président de Fight Impunity, Pier Antonio Panzeri. Les médias européens ont révélé qu'en plus du Qatar, le Maroc était impliqué dans ce scandale.

Une année après l'éclatement du scandale qui a éclaboussé le Parlement européen et qui l'a poussé à légiférer pour se prémunir de ce genre d'affaires, une nouvelle information confirme que le dossier n'est pas encore clos. En effet, le Parquet fédéral de Belgique a indiqué, samedi 16 décembre, que plusieurs responsables marocains ont été entendus au Maroc dans le cadre de l’enquête instruite en Belgique sur le scandale de corruption présumée au Parlement européen, au profit du royaume chérifien et de l’émirat du Qatar.

Des magistrats belges sont au Maroc pour enquêter dans cette affaire de corruption

Ce sont les premières auditions menées au Maroc dans cette instruction ouverte à l’été 2022 à Bruxelles, sur la base de rapports des services de renseignements belges, souligne le Parquet fédéral belge. « Des enquêteurs belges se sont rendus cette semaine au Maroc, avec la juge d’instruction et un magistrat du Parquet fédéral, pour des devoirs d’enquête et des auditions », a déclaré pour sa part un porte-parole du Parquet fédéral à l'AFP sans pour autant donner des précisions sur les responsables concernés. Toutefois, la chaîne RTBF et le journal Le Soir affirment qu'un des responsables entendus dans cette affaire serait l’ambassadeur marocain en Pologne, Abderrahim Atmoun.

Cette affaire qui a défrayé la chronique en décembre 2022 va donc continuer à occuper l'espace médiatique. Il faut dire que l’ambassadeur marocain à Varsovie, Abderrahim Atmoun a été cité par plusieurs journaux, comme étant au centre de cette affaire de corruption. Les révélations sur cette affaire sont parvenues après quelques jours de l'éclatement du scandale d'espionnage marocain à l'aide du logiciel israélien Pegasus. Le Maroc n'est donc pas encore sorti d'affaire.

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