L'État coupe les subventions au lycée musulman Averroès de Lille

Lycée musulman Averroès France

Il est le principal lycée musulman en France. Le lycée Averroès à Lille pourrait ne plus recevoir les subventions de l'État dès l'année prochaine. La décision qui a été prise au mois de décembre 2023 par la préfecture du Nord a été validée, lundi 12 février, par le tribunal administratif de la ville. Le lycée ne veut pas se plier et compte saisir le Conseil d'Etat.

Le lycée musulman Averroès à Lille est dans la tourmente. Déjà en difficultés financières, les malheurs de cet établissement secondaire se sont accentués au mois de décembre lorsque la préfecture du Nord a décidé de mettre fin aux subventions d'Etat qui lui sont octroyées habituellement. Cette décision qui a été actée le 7 décembre a été prise suite à un vote d'une commission consultative qui lui reproche de dispenser un enseignement "contraire aux valeurs de la République".

Le préfet a évoqué alors "des manquements graves" dans les "contenus et les ressources" qui "ne remplissent pas la totalité des attendus programmatiques" de l'Éducation nationale. Le lycée musulman est également accusé de donner des enseignements "contraires" aux "valeurs de la République", avait rapporté la presse. Des accusations que l'avocat de l'Etablissement secondaire musulman a réfutées lors de l'audience du 24 janvier 2024.

Le lycée musulman va faire appel au Conseil d'État

La justice qui devait statuer sur cette affaire, a finalement entériné la décision de la préfecture du Nord portant sur la suspension des subventions pour ce lycée qui compte, notons-le, 800 élèves. Coup dur, en fait pour l'établissement qui ne compte pas cependant baisser les bras. Il envisage, en effet, de saisir prochainement le Conseil d'État. "Il s'agit d'une décision inacceptable qui balaie sans y répondre nos arguments pour adopter ceux de la préfecture. Nous saisissons le Conseil d'État d'un recours contre cette ordonnance et espérons obtenir une décision favorable dans les meilleurs délais", a écrit ainsi l'avocat du lycée, Paul Jablonski, dans un communiqué, cité par des sources médiatiques françaises.

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