« Chienne, crains Allah ! » : Des Maghrébines de France se confient

« Je ne mange pas dans la rue pendant le ramadan. J’évite d’aller seule dans un bar-tabac. Quand j’achète du vin, je mets la bouteille dans un sac-poubelle noir ». Ce ne sont pas les paroles de quelqu'un qui vit en Algérie, mais celles d'une femme vivant en France. Un long reportage du quotidien Le Figaro révèle les souffrances des musulmans de France devant l'énorme pression exercée sur eux par les islamistes ou ce qu'on appelle les musulmans radicaux.

C'est un reportage plein de témoignages ahurissants qui montrent que les islamistes sont de plus en plus pressants, particulièrement à l'égard de leurs coreligionnaires. Cela va de conseils inquisiteurs aux insultes, menaces et autres agressions. Dans certaines situations, des musulmans de France sont carrément assassinés, car ils ne respectent pas les préceptes de l'islam ou même les codes mis en place par les radicaux eux-mêmes.

En fait, ils sont toujours traités d'arabes de service, d'enfants de harkis ou de faire-valoir de l'extrême droite. Les Maghrébins vivant en France ou les Français d'origine maghrébine sont souvent la cible de toutes sortes d'agressions verbales, et parfois physiques, de la part de musulmans radicaux. L'exemple dramatique est venu avec le crime au couteau survenu dernièrement à Bordeaux où un Afghan a agressé deux Algériens qui prenaient de l'alcool le jour de l'Aïd. L'une des deux victimes avait succombé à ses blessures.

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Maghrébins de France : La résignation des uns, la résistance des autres

Si certains Maghrébins préfèrent rester discrets dans leur athéisme, leur laïcité ou leur apostasie pour ne pas se faire remarquer par les radicaux de leur communauté, d'autres n'hésitent pas à s'afficher et même à apporter des témoignages pour mettre en garde contre la part de plus en plus grandissante des musulmans radicaux en France, selon certains sondages, notamment ceux commandés par des organismes et autres médias proches de l'extrême droite française.

Il faut dire que ces mêmes radicaux et autres islamistes agissent de la même manière dans les rues que sur les réseaux sociaux. Quand des internautes ayant des faciès de Maghrébins se montrent sur la Toile et postent des publications que les radicaux considèrent comme « déviants », les réactions sont souvent inquisitrices, voire violentes.

Des musulman(e)s victimes des radicaux et des islamistes témoignent

« Qu'Allah vous facilite le port du hidjab, bande de khamjat (traînées, NDLR) », « Salam ma sœur, chaque jour que tu respires, tu prends des péchés. Je te conseille de supprimer. À montrer tes formes aux hommes détraqués, ils peuvent faire du hechek sur toi. BarakaAllah fiki (que la bénédiction d’Allah soit sur toi). Crains Allah », ou encore « Tu veux attirer le regard des hommes sur tes fesses oukhti (sœur, en français) ? Supprime avant de te prendre plus de péchés », sont des exemples de commentaires que les musulmans et surtout les musulmanes reçoivent régulièrement sur les réseaux sociaux.

« Dresse ta femme »

Les témoignages publiés par Le Figaro sont tous aussi ahurissants. Particulièrement ceux des femmes musulmanes qui ne portent pas le voile ou qui se montrent sur les réseaux sociaux. Par mesure de sécurité, les témoins sont présentés avec des pseudos puisqu'ils ont requis l'anonymat. Comme Aisha qui a reçu un tas d'insultes et d'invective sur TikTok parce qu'elle a publié des images d'elle en train de siroter un café en plein ramadan. Dans certaines situations, ces mêmes radicaux se permettent même d'interpeller des hommes pour leur demander d'agir contre leurs femmes. « Dresse ta femme », a-t-on dit à quelqu'un dont l'épouse n'était pas voilée.

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