Bagage à main payant : Vueling et Volotea sanctionnées

Il y a deux compagnies aériennes espagnoles qui desservent les aéroports algériens depuis l'Espagne, mais aussi depuis la France, où elles disposent de bases dans certains aéroports. Il s'agit de Vuleing et de Volotea, qui font partie des compagnies low cost dont les prix sont plus ou moins intéressants comparés à ceux pratiqués par les autres compagnies aériennes qui opèrent entre l'Algérie et la France.

Mais les deux compagnies viennent d'être sanctionnées par les autorités publiques espagnoles aux côtés d'autres compagnies low cost, comme l'Irlandaise Ryanair et la Britannique EasyJet. En effet, le ministère espagnol de la Consommation a sanctionné ces quatre compagnies aériennes avec des amendes totalisant plus de 150 millions d'euros, selon le site spécialisé Air Journal.

Que reprochent les autorités espagnoles aux quatre compagnies concernées, notamment Vueling et Volotea ? Il leur est reproché la facturation à leurs passagers des bagages à main en cabine. Cela leur a valu un dépôt de plainte effectuée par des associations de défense et de protection de consommateurs, à l'instar de l'association FACUA.

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Volotea et Vueling accusées de facturer des services censés être gratuits

Selon les associations plaignantes dans cette affaire, qui fait du bruit dans la péninsule ibérique, les sanctions contre ces compagnies aériennes visent également la facturation du choix de siège lorsqu'un passager est accompagné par des personnes dépendantes (les personnes handicapées ou les enfants) ainsi que l'interdiction de payer en liquide l'achat de billets dans les aéroports.

Selon la même source, c'est Ryanair qui a reçu l'amende la plus lourde, surtout parce que c'est elle qui a commencé à faire payer les bagages à main dès novembre 2018. L'amende reçue par Vueling est importante aussi, affirme l'association FACUA, qui précise, en outre, que la Britannique EasyJet et l'Espagnole Volotea ont écopé d'amendes plutôt moindres.

En fait, ces sanctions infligées aux quatre compagnies aériennes sont une véritable remise en cause du modèle économique des compagnies à bas prix. Un modèle qui permet aux compagnies de vendre des billets pas chers, en ajoutant des frais pour des services censés être gratuits. Le président de l'Associations des compagnies aériennes (ALA), Javier Gándara, a fait savoir que les compagnies concernées allaient faire appel, dénonçant une décision disproportionnée. « Le fait que la sanction ne soit pas encore définitive peut laisser croire à certains voyageurs qui se rendent à l’aéroport que cela est illégal, alors que ce n’est pas le cas », a-t-il expliqué.


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