À Rouen, une soirée « les étrangers dehors » suscite la polémique

En France, une soirée organisée par un bar associatif dans la ville de Rouen, suscite un tollé. Prévue vendredi 28 juin, cette soirée intitulée « Les étrangers dehors » est jugée raciste par de nombreux internautes. D’ailleurs le maire de Rouen a décidé de saisir la justice.

Alors que la campagne électorale pour les législatives anticipées bat son plein en France, une affaire en relation avec l’immigration focalise ces dernières heures une partie de la classe politique et de l’opinion publique française. Comme révélé par le site Actu.fr, le bar « Le Mora », situé dans la ville de Rouen, organise le vendredi 28 juin, une soirée intitulée « Ausländer Raus », cette expression écrite en allemand se traduit par « Les étrangers dehors ».

Le visuel de l’événement a été posté sur la page Instagram de ce bar identifié comme étant un repaire de militants de l’ultra-droite rouennaise. Cet événement est donc réservé aux membres du bar, étant donné qu'il s'agit d'un lieu associatif. Ce qui est une chose normale si l’intitulée de ladite soirée ne porte pas une connotation à caractère raciste, jugent de nombreux internautes.

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Le maire de Rouen saisit la justice

D’ailleurs l’annonce de cette soirée à suscite une vive polémique en France, sur fond de campagne électorale pour les élections législatives, où la question de l’immigration revient sans cesse dans le programme de nombreux partis politiques. Le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, a annoncé saisir la justice après l’annonce de l’organisation de cette soirée. « Une soirée "Les étrangers dehors" n'a rien à faire à Rouen, ni nulle part en Europe », a dénoncé l’édile dans un communiqué, et précise avoir également saisi la préfecture.

Dans le courrier qu’il a envoyé, vendredi 21 juin, au procureur et qu’il a rendu public sur X (ex-Twitter), le maire de Rouen affirme que l’organisation de cette soirée peut « relever d’une qualification pénale ». Il estime que « ces propos sont en infraction avec l’article 1 de la Loi n°90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe ».

Contactés par l’AFP, les gérants du bar estiment que si « le slogan (est) volontairement provocant », il est surtout devenu « un symbole pour une partie de plus en plus large de la jeunesse européenne qui rejette l’immigration de masse ». Le maire « immigrationniste […] s’acharne à vouloir interdire une soirée de jeunes patriotes », affirment-ils, disant maintenir la soirée à la date prévue.


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