Regroupement familial par bateau de harraga : Comment des parents algériens ont envoyé leur fille en Espagne

Une jeune fille algérienne de 12 ans a été secourue par la marine espagnole après une traversée périlleuse en bateau de harraga depuis l'Algérie. Les parents de l’adolescente, établis en Espagne, ont été interpelés par la police et font l’objet d’une enquête pour « abandon de famille » et  « facilitation de l'immigration illégale ».

Selon le journal Informacion, la jeune fille, dont l'identité n'a pas été révélée, voyageait avec un homme qui se présentait comme son frère à bord d'un bateau surchargé de harraga. Le navire a été intercepté par les garde-côtes espagnols au large de Torrevieja, le 11 juillet dernier. L'opération a permis de démanteler un réseau de passeurs qui opérait entre l'Algérie et l'Espagne.

L'enquête a révélé que les parents de la jeune fille, dont le père est un ancien policier en Algérie, avaient organisé ce voyage illégal après le refus de leur demande de visa pour leur fille. Ces parents avaient obtenu des visas pour leurs deux autres enfants garçons, qui ont voyagé en avion de l'Algérie vers la France deux jours avant l'arrivée du bateau transportant leur fille.

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Le voyage clandestin payé par les parents

Après avoir été secourue en mer, l’adolescente a retrouvé ses parents à Alicante. Ces derniers sont désormais accusés d'abandon de famille et de facilitation de l'immigration irrégulière. Les enquêteurs ont découvert que la jeune fille voyageait avec un homme se présentant comme son frère, qui s'est révélé être en réalité son cousin. Il a été également établi que le voyage en bateau avait été payé par les parents de la jeune fille.

Le couple d’Algériens a été remis en liberté conditionnelle après leur présentation aux autorités judiciaires, tandis que les trois propriétaires des bateaux restent en détention préventive. Lors de l’interrogatoire, les parents de la jeune fille ont expliqué avoir pris cette décision difficile en raison de problèmes de santé de leur fille qu'ils jugeaient impossibles à traiter en Algérie.


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