Un avion de Turkish Airlines, assurant la liaison entre Istanbul et Marrakech, a été le théâtre d’un événement insolite le 1ᵉʳ janvier 2025. Après un atterrissage d’urgence à l’aéroport international de Malte, plusieurs passagers marocains se sont échappés de l’appareil, déclenchant une importante opération de recherche.
Selon des médias locaux, le vol TK619, un Boeing 737 Max 8 de Turkish Airlines, a quitté Istanbul mercredi 1er janvier 2025 à 8h56. Deux heures après le décollage, le pilote a demandé une autorisation pour atterrir d’urgence, invoquant un malaise sérieux d’un passager. L’avion s’est posé à l’aéroport international de Malte peu après 11h00.
Le passager malade, un ressortissant marocain, a été immédiatement pris en charge et transporté à l’hôpital Mater Dei. Pendant ce temps, et profitant de l’agitation créée par l’intervention des secours, plusieurs autres passagers ont ouvert une porte arrière de l’avion pour s’enfuir sur le tarmac.
Une chasse à l’homme pour retrouver les fuyards
Les autorités maltaises, épaulées par l’armée, ont rapidement bouclé l’aéroport et ses environs pour retrouver les fuyards. Deux des passagers ont été capturés, mais deux autres restaient introuvables au moment de la dernière mise à jour.
L’incident a suscité des questions quant à la coordination entre les équipages des avions et les forces de sécurité au sol lors des situations d’urgence. Une enquête est en cours pour déterminer si le malaise du passager à l’origine de l’atterrissage était légitime ou s’il faisait partie d’un stratagème planifié.
Des précédents similaires dans le transport aérien
Ce n’est pas la première fois qu’un tel scénario se déroule sur une ligne aérienne impliquant des passagers marocains. En mars 2024, un groupe de 17 passagers avait tenté de s’échapper d’un avion à Rome après un atterrissage d’urgence pour des raisons médicales. Les forces de l’ordre italiennes avaient cependant réussi à appréhender tous les fugitifs.
L’évasion des passagers marocains à Malte relance le débat sur la gestion des urgences en vol. Bien que l’avion ait pu repartir pour Marrakech, deux heures et demie après l’atterrissage, les forces de l’ordre n’ont pas encore localisé tous les fuyards. Cet événement souligne la nécessité d’un contrôle accru des passagers lors des situations d’urgence.
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