Quel tournant pour l'industrie automobile en 2025 en Algérie ?

L’année 2025 pourrait marquer un point de bascule pour le secteur automobile en Algérie, après des années de stagnation et de promesses non tenues. Récemment, des avancées significatives ont été observées, notamment grâce à Fiat, actuellement le seul constructeur à assembler des véhicules dans le pays. Le lancement du Doblo vitré à la fin de l’année dernière a été suivi par une augmentation du taux d’intégration locale, renforçant l’engagement du constructeur italien envers l’industrie algérienne.

Fin 2024, Fiat a officialisé des accords avec deux entreprises locales : le Groupe Saïdani, pour la production d’attelages de remorques, et Eurl Farouk Megnouche Alarmes, spécialisé dans les systèmes d’alarme pour clés. Ces collaborations, conformes aux normes internationales, permettent à Fiat de répondre aux exigences qualitatives du marché tout en consolidant une chaîne d’approvisionnement locale durable. Selon la filiale algérienne de Stellantis, ces initiatives alimenteront les réseaux de service après-vente avec des accessoires fabriqués en Algérie, une première dans le pays.

 

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Une première en Algérie : des accessoires automobiles fabriqués localement

En s’appuyant sur sept sous-traitants locaux, dont Ferruz (roues), Iris Tyres (pneus), IDE-NET (câblages électriques) et Ghazal (GPL), Stellantis pose les bases d’un réseau industriel. Bien que l’Algérie n’ait pas encore une industrie automobile pleinement développée, ces partenariats témoignent d’une volonté de progresser vers un modèle durable et compétitif.

Le succès de Fiat pourrait inciter d’autres constructeurs à s’implanter en Algérie. Parmi eux, le groupe chinois Geely, qui a récemment présenté son plan d’investissement à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). Ce projet prévoit la construction d’une usine de montage automobile et, dans un premier temps, la production de deux modèles destinés au marché local.

Des déclarations, en attendant la concrétisation

D’autres initiatives suivent cette trajectoire : JAC progresse dans la construction de son usine, avec un taux d’achèvement de 70 %, tandis que Hyundai pourrait bientôt annoncer le début des travaux pour une usine robotisée de pointe.

Cependant, les promesses de ces dernières années ont souvent peiné à se concrétiser. Si les investissements italiens se distinguent par leur réalisation effective, les groupes chinois et coréens doivent encore transformer leurs ambitions en projets palpables. Dans ce contexte et selon nos confrères de l'Expression, l’importation reste une solution immédiate pour répondre à la pénurie de véhicules et de pièces détachées, mais elle devra être accompagnée d’initiatives industrielles solides pour une rentabilité à long terme.

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Une relance attendue

Les attentes des Algériens sont grandes face à une crise automobile qui dure depuis une période trop longue. Les récents développements montrent que des progrès réels sont possibles. Le président Abdelmadjid Tebboune a insisté sur l’importance de coupler importations et investissements pour stabiliser le marché et garantir une croissance durable.

Avec un marché déstabilisé mais plein de potentiel, 2025 pourrait être l’année d’une véritable relance. Il reste à savoir cependant si ces initiatives sauront tenir leurs promesses et répondre aux besoins pressants des consommateurs.


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