Le dinar algérien en chute libre face au dollar sur le marché noir

Le dinar algérien continue de perdre du terrain face au dollar américain et à l’euro sur le marché noir des devises. Ce lundi 20 janvier, le dollar atteint 247,5 dinars, se rapprochant de son record historique, tandis que l’euro reste élevé à 254 dinars. Ces fluctuations illustrent les déséquilibres persistants entre l’offre et la demande de devises en Algérie.

Sur le marché parallèle, le dollar américain progresse légèrement par rapport à la veille, atteignant 247,5 dinars l’unité. Il s’approche ainsi de son record de 248 dinars enregistré le 9 décembre 2024. Cette hausse s’accompagne d’une stagnation du salaire minimum algérien à 20 000 dinars, accentuant les difficultés économiques pour les citoyens.

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L’euro, de son côté, est coté à 254 dinars, poursuivant une tendance haussière amorcée fin décembre. Bien que ce niveau reste inférieur au record de 262 dinars observé le 9 décembre, il alourdit les coûts pour les Algériens ayant besoin de devises pour des transactions internationales.

Le dollar en hausse : un écart persistant avec le marché officiel

Les cours officiels restent bien inférieurs à ceux du marché noir. Le dollar est coté à 135,65 dinars et l’euro à 139,9 dinars selon la Banque d’Algérie. Cet écart significatif reflète des tensions économiques structurelles et une forte demande insatisfaite en devises sur le marché officiel.

L'écart entre les taux officiel et parallèle révèle les déséquilibres entre l'offre et la demande de devises en Algérie. Le marché noir, notamment autour du Square Port-Saïd à Alger, demeure la principale source de devises pour de nombreux Algériens. Les particuliers et les entreprises se tournent vers ce marché informel pour financer leurs transactions internationales ou pour protéger leurs capitaux des instabilités économiques.

Les efforts des autorités pour réguler le marché noir, en ciblant le blanchiment d’argent, n’ont pas suffi pour le moment à stabiliser la situation. Ce déséquilibre impacte notamment les entreprises et les particuliers, contraints de payer des taux bien plus élevés pour accéder aux devises, ce qui renforce les pressions sur les coûts et les prix dans l’économie nationale.

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