Plafonds auto-entrepreneur en France : quels seuils à ne pas dépasser en 2025 ?

Le régime de l’auto-entreprise repose sur une gestion simplifiée, mais il impose plusieurs plafonds de chiffre d’affaires et de TVA qu’il est essentiel de respecter. En 2025, ces seuils déterminent le maintien du statut et les obligations fiscales de l’entrepreneur. Dépasser ces limites peut entraîner des modifications importantes, comme l’assujettissement à la TVA ou la sortie du régime micro-fiscal. 

Plafond de chiffre d’affaires pour rester auto-entrepreneur

Le chiffre d’affaires est le premier indicateur à surveiller pour conserver le statut de micro-entrepreneur. En 2025, les seuils maximums sont :

  • 188 700 € pour les activités commerciales et d’hébergement.
  • 77 700 € pour les prestations de service et professions libérales.

Si le chiffre d’affaires dépasse ces plafonds deux années consécutives, l’auto-entrepreneur doit quitter ce régime et basculer vers une structure plus classique (SAS, SARL, entreprise individuelle). Une année de tolérance est toutefois prévue pour un dépassement ponctuel.

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Exemples concrets

  • Un auto-entrepreneur vendant des vêtements atteint 190 000 € de chiffre d’affaires en 2025. S’il dépasse encore ce seuil en 2026, il devra changer de statut en 2027.
  • Un consultant génère 80 000 € en 2025. Si son chiffre d’affaires reste au-dessus de 77 700 € en 2026, il sortira du régime micro-entreprise au 1er janvier 2027.

Plafond de chiffre d’affaires et TVA : quand devient-on assujetti ?

L’auto-entrepreneur bénéficie d’une franchise en base de TVA, ce qui signifie qu’il ne la facture pas à ses clients tant qu’il reste sous certains seuils :

  • 85 000 € pour les activités commerciales et d’hébergement.
  • 37 500 € pour les prestations de services et professions libérales.

Toutefois, une tolérance existe avec un seuil majoré :

  • 93 500 € pour le commerce et l’hébergement.
  • 41 250 € pour les services.

Conséquences du dépassement

  • Si le chiffre d’affaires dépasse 85 000 € ou 37 500 €, mais reste sous le seuil majoré, l’auto-entrepreneur bénéficie d’un joker : il ne paiera pas immédiatement la TVA mais y sera assujetti l’année suivante en cas de nouveau dépassement.
  • Si le seuil majoré est franchi, l’entrepreneur doit facturer la TVA dès le mois suivant et demander un numéro de TVA auprès du service des impôts des entreprises (SIE).

Plafond de revenu fiscal pour le prélèvement libératoire

L’auto-entrepreneur peut opter pour le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu, qui permet de payer l’impôt en temps réel, en fonction du chiffre d’affaires déclaré. Cependant, pour y être éligible, il faut que le revenu fiscal de référence (RFR) de 2023 soit inférieur à 28 797 € par part fiscale.

Exemples de plafonds de RFR

  • 28 797 € pour une personne seule.
  • 57 594 € pour un couple (2 parts fiscales).
  • 71 492 € pour un couple avec un enfant (2,5 parts).

Si le revenu fiscal dépasse ce seuil, le micro-entrepreneur ne peut plus bénéficier du prélèvement libératoire et doit régler son impôt via la déclaration annuelle. Un oubli peut entraîner un redressement fiscal.

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Comment éviter le dépassement des seuils ?

  • Anticiper ses facturations pour ne pas dépasser un plafond juste avant la fin de l’année.
  • Suivre son chiffre d’affaires régulièrement pour adapter sa gestion.
  • Prévoir le passage à la TVA en ajustant ses prix si nécessaire.
  • Vérifier son revenu fiscal de référence chaque année avant de choisir le prélèvement libératoire.

Que faire en cas de dépassement ?

  • Dépassement du plafond de TVA : s’enregistrer auprès du SIE pour obtenir un numéro de TVA et l’intégrer aux factures.
  • Dépassement du chiffre d’affaires : préparer une transition vers un autre statut juridique.
  • Non-éligibilité au prélèvement libératoire : informer l’URSSAF pour éviter un prélèvement erroné.

En 2025, les plafonds des auto-entrepreneurs restent déterminants pour maintenir un régime fiscal et social simplifié. Une bonne gestion de son chiffre d’affaires et une anticipation des seuils permettent d'éviter des surprises fiscales et administratives.


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