Dans le cadre de sa politique de relance économique, le président, Abdelmadjid Tebboune, a récemment annoncé des mesures précises pour redynamiser le secteur de la production de ciment, avec la mise en activité imminente de certaines usines récupérées par l’État dans le cadre de la lutte contre la corruption. Ces décisions interviennent après la récupération de biens ayant appartenu à des oligarques qui ont bénéficié des largesses de l'Etat du temps de Bouteflika, des démarches qui s’inscrivent dans un processus de rétablissement de la justice économique.
Lors d’une réunion du Conseil des ministres tenue dimanche 23 février 2025, le président a donné des directives fermes au ministre de l'Industrie pour accélérer la remise en service de la cimenterie d’Adrar, une unité essentielle pour la région et pour l’économie nationale. Cette usine, qui a été récupérée par l'État, devrait reprendre sa production avant la fin mars 2025. En plus de son rôle crucial dans la production de ciment, la cimenterie d'Adrar représente également une source importante d’emplois pour les habitants de la région, un aspect que le gouvernement entend valoriser dans ses priorités économiques.
L'Algérie veut accélérer le renforcement de ses exportations
Parallèlement, Abdelmadjid Tebboune a ordonné la finalisation rapide des démarches techniques concernant la cimenterie de Djelfa. Cette usine, qui fait partie d’un projet plus large de développement industriel, devrait également voir le jour dans les mois à venir, contribuant ainsi à renforcer la capacité de production de ciment de l’Algérie. Ce projet s’inscrit dans une démarche de diversification industrielle et d’autosuffisance, avec des objectifs ambitieux pour satisfaire la demande intérieure et développer les exportations.
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Enfin, l'État a mis en place des mesures pour favoriser l’intégration des anciennes unités industrielles dans un processus global de création de valeur et de développement. Ces efforts concernent aussi des secteurs connexes comme l’agro-industrie et la production pharmaceutique, où plusieurs usines ont été transférées à des entreprises publiques. Ces réformes visent à créer de nouveaux emplois, tout en permettant à l’Algérie de renforcer sa compétitivité sur les marchés internationaux.
Ainsi, à travers la relance de ces deux nouvelles usines, l’Algérie se prépare non seulement à assurer sa souveraineté industrielle mais aussi à augmenter ses exportations de ciment, un secteur stratégique pour le pays. Le gouvernement semble bien décidé à restaurer l’intégrité du secteur tout en offrant des opportunités de croissance et de développement à long terme.
