Algérie : deux constructeurs asiatiques vont bientôt produire des bus

L’Algérie s’apprête à accueillir deux nouveaux acteurs dans le secteur de la production de bus. Il s’agit du constructeur chinois Higer et du sud-coréen Daewoo, qui lanceront leurs activités d’assemblage à partir de 2025. L’annonce a été faite par Saïd Sayoud, ministre des Transports, lors d’une réunion avec la commission des transports et des télécommunications de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Cette initiative vise à répondre à un besoin urgent : le renouvellement et l’extension du parc national de transport terrestre de voyageurs. En effet, une grande partie de la population algérienne, soit plus de 70 %, dépend de ce mode de transport, qui souffre aujourd’hui d’un manque de véhicules modernes et performants.

 

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Un secteur en pleine restructuration en Algérie

Depuis plusieurs années, l’Algérie cherche à relancer son industrie de fabrication de véhicules, notamment pour le transport en commun. À l’heure actuelle, la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) demeure le principal producteur national, mais sa capacité reste encore limitée. Elle prévoit néanmoins de livrer 104 bus destinés aux wilayas de Annaba, Constantine et Oran d’ici la fin de l’année 2024.

L’arrivée de Higer et Daewoo constitue donc un renfort stratégique pour l’industrie locale. Higer relancera son unité d’assemblage à Sétif, une usine qui avait cessé ses activités en raison de l’incarcération de son partenaire local, Ahmed Mazouz, dans le cadre de la lutte anti-corruption menée après la chute de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika en 2019.

De son côté, Daewoo marque son retour en Algérie en lançant une nouvelle unité d’assemblage à Chlef. Le constructeur sud-coréen, qui fut l’un des principaux concessionnaires du pays dans les années 1990, ambitionne de reprendre une place de choix sur le marché algérien.

L’entrée en activité de ces deux constructeurs devrait contribuer à moderniser le réseau de transport terrestre, qui souffre d’une flotte vieillissante. Le gouvernement mise sur cette diversification de la production locale pour réduire la dépendance aux importations et proposer des bus plus performants et accessibles aux opérateurs de transport.

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