Le Conseil de la nation algérien suspend sa coopération avec le Sénat français

Le Conseil de la Nation algérien a annoncé, par un communiqué officiel, la suspension immédiate de ses relations avec le Sénat français. Cette décision concerne également la coopération parlementaire entre les deux institutions, instaurée par un protocole signé en 2015.

Cette décision forte fait suite à la visite du président du Sénat français Gerard Larcher, à la ville Sahrouie de Laâyoune. Dans son communiqué, le Conseil de la Nation considère cette visite comme une "dérapage" et un "acte inacceptable". Il estime que la France, par cette démarche, adopte une position partisane en faveur de l'occupation marocaine, ce qui va à l'encontre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le Conseil de la nation algérien considère que Paris soutient explicitement la politique marocaine sur ce territoire occupé. Il qualifie cette action d’atteinte à la légitimité internationale et met en garde contre ses répercussions sur les relations bilatérales.

Politique Essais nucléaires dans le Sahara : l’Algérie accuse à nouveau la France

La visite récente de Gérard Larcher, président du Sénat français, à Laâyoune en République arabe sahraouie démocratique occupée, est perçue comme une provocation majeure. Il s'agit clairement d'une tentative de légitimer l’occupation marocaine, en contradiction avec les résolutions internationales et les principes du droit international.

Paris poursuit ses provocations

Cette visite controversée s’inscrit dans une succession de gestes hostiles de la part de la classe politique française. Avant Larcher, la visite de Rachida Dati, ministre française de la Culture, avait déjà suscité l’indignation. En se rendant au Maroc sans aucune considération pour les relations franco-algériennes, elle avait envoyé un signal négatif à Alger.

En parallèle, l’extrême droite française multiplie les attaques contre l’Algérie et sa diaspora. Des figures politiques, comme Bruno Retailleau, Éric Zemmour et Marine Le Pen, alimentent un discours agressif et stigmatisant, renforçant la crispation entre les deux pays. Ces déclarations répétées, souvent teintées de nostalgie coloniale, sont perçues en Algérie comme une tentative de déstabilisation et un mépris envers son indépendance et sa souveraineté.

L'Algérie riposte et met en garde Paris

Face à cette accumulation de provocations, Alger a décidé de réagir fermement. Dans son communiqué, le Conseil de la Nation condamne une dérive inacceptable de la diplomatie française, estimant que Paris joue un double jeu en affichant un discours officiel de coopération tout en multipliant les actions hostiles.

Politique Depuis Moscou, Poutine adresse un message à l’Algérie

L’Algérie rappelle que sa position sur le Sahara occidental est claire et constante : elle soutient le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions de l’ONU. Toute tentative de légitimation de l’occupation marocaine est donc perçue comme une atteinte directe aux principes défendus par Alger.


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