Le pétrole repart à la hausse et repasse la barre des 70 dollars

Les cours du pétrole ont enregistré une hausse, ce samedi, soutenus par la perspective d’un renforcement des sanctions américaines contre la Russie et l’Iran. À 11h00 (heure de Paris et d’Alger), le Brent de la mer du Nord pour livraison en mai s’échangeait à 70,36 dollars le baril, en progression de 1,30 %. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, affichait 67,04 dollars, en hausse de 1,03 %.

Cette progression des prix intervient après des déclarations du ministre américain des Finances, Scott Bessent, réaffirmant la politique de pression maximale contre Téhéran et la possibilité de nouvelles sanctions contre l’énergie russe. Selon les analystes de DNB, ces annonces ont renforcé la spéculation sur une limitation des exportations de pétrole, ce qui a contribué à la remontée des prix.

Depuis janvier, les États-Unis ont déjà imposé des restrictions sur les ventes de pétrole russe, accentuant la pression sur l’offre mondiale. La politique américaine vise également l’Iran, un des dix plus grands producteurs mondiaux, dont les exportations pourraient être réduites en cas de durcissement des sanctions.

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Un rebond technique, donc une embellie temporaire ?

La hausse des prix du pétrole s’explique aussi par un rebond technique, après deux semaines de recul. D’après Stephen Schork, analyste chez The Schork Group, les investisseurs ayant parié à la baisse ces derniers jours ont profité de cette montée des prix pour prendre leurs bénéfices, ce qui a renforcé la tendance haussière, estime le site Prix du Baril.

Toutefois, cette embellie pourrait être temporaire. Certains experts estiment que le marché pétrolier reste dans une dynamique baissière, notamment en raison de la hausse attendue de la production de l’OPEP+ et des incertitudes sur la croissance économique mondiale.

Une volatilité persistante des prix du pétrole

Malgré cette remontée, les cours du pétrole restent soumis à une forte volatilité. L’évolution des tensions géopolitiques, notamment en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi que les décisions des grandes puissances en matière de politique énergétique, continueront d’influencer les prix dans les jours à venir.

Les investisseurs surveillent également les négociations entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump a récemment exprimé son souhait d’un dialogue avec Téhéran, tout en menaçant d’un durcissement des sanctions si aucun accord n’était trouvé. Dans ce contexte, le prix du pétrole pourrait connaître de nouvelles fluctuations, entre incertitudes géopolitiques et ajustements de marché.

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