Alors que les tensions entre les deux pays semblaient sur la voie de l’apaisement, l’Algérie a demandé, dimanche 13 avril, à douze agents de l’ambassade de France de quitter son territoire sous 48 heures.
Selon El Khabar, la décision d’expulsion des douze agents de l’ambassade de France, tous liés au ministère de l’Intérieur français, est directement liée à l’arrestation, vendredi 11 avril, de trois Algériens en France, dont un employé du consulat algérien à Créteil. Les autorités françaises ont mis en examen ces individus, les accusant d’être impliqués dans une tentative d’enlèvement de l’influenceur algérien Amir Boukhors, alias Amir DZ, sur le sol français.
L’Algérie a fermement réagi à cette situation, qualifiant le traitement réservé à son agent consulaire de "nouveau développement inadmissible et inqualifiable", soulignant que cela risquait de "causer un grand dommage aux relations algéro-françaises". La diplomatie algérienne a dénoncé la détention de son agent et exigé sa libération immédiate, estimant que cette arrestation mettait en péril le climat de détente récemment instauré entre les deux pays.
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La France menace de riposter
Le gouvernement français a réagi à l’expulsion de ses 12 agents consulaires en exprimant son mécontentement par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Dans une déclaration écrite, ce dernier a précisé que "cette décision serait une réponse à l’arrestation de trois ressortissants algériens soupçonnés de faits graves sur le territoire national français". Il a également ajouté que "si la décision de renvoyer nos agents était maintenue, nous n’aurons d’autre choix que d’y répondre immédiatement".
Paris considère cette mesure d’expulsion comme une riposte disproportionnée et a appelé les autorités algériennes à revenir sur cette décision. Barrot a demandé aux responsables algériens de "renoncer à ces mesures d’expulsion sans lien avec la procédure judiciaire en cours", soulignant que cela n’avait rien à voir avec les démarches légales engagées en France.
Cette nouvelle crise survient à peine deux semaines après un début de réconciliation entre les deux pays, matérialisé par un appel téléphonique entre les présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron. Après des mois de tensions, un accord avait été trouvé pour apaiser les relations bilatérales. Cependant, les récentes tensions liées à l’arrestation des diplomates algériens viennent raviver les divergences entre les deux nations.
