Industrie pharmaceutique : l'Algérie prend des mesures pour une nouvelle stratégie

L’Algérie s’engage résolument dans une nouvelle dynamique pour renforcer son secteur pharmaceutique. Le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a présenté, mardi 6 mai 2025, les grandes lignes de la stratégie de développement de ce secteur, en particulier en matière de production locale et d’exportation. Cette approche, lancée lors de sa présentation devant la Commission de la santé de l'Assemblée populaire nationale (APN), vise à couvrir davantage les besoins du marché interne tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour les produits pharmaceutiques à l’international.

Le premier objectif de cette stratégie est d’assurer une meilleure couverture des besoins nationaux en médicaments, selon l'APS qui a rendu compte de l'intervention du ministre. Actuellement, l’Algérie parvient à satisfaire 79 % de ses besoins grâce à sa production locale. Toutefois, le gouvernement prévoit d’augmenter cette part pour répondre de manière encore plus efficace à la demande du marché. Une des mesures phares est l’octroi d’autorisations définitives de cinq ans aux établissements pharmaceutiques qui remplissent les critères requis, en remplacement des autorisations temporaires délivrées chaque année. Ce changement vise à offrir une plus grande stabilité aux entreprises locales, favorisant ainsi la confiance des investisseurs.

Encourager l’investissement et l’innovation

La nouvelle stratégie insiste également sur le besoin d’encourager l’investissement local dans le secteur pharmaceutique, notamment pour la fabrication de médicaments anticancéreux, d’insuline, ainsi que de vaccins. Plusieurs initiatives sont en cours pour promouvoir la production locale dans ces domaines, qui jusqu’à présent, ont largement dépendu des importations. Le groupe Saïdal, par exemple, a lancé la production de 15 médicaments anticancéreux essentiels, avec pour objectif de rendre la fabrication totalement locale d'ici deux ans.

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En outre, l’Algérie entend renforcer l'intégration industrielle en orientant les investissements vers des secteurs clés, tels que la fabrication de dispositifs médicaux, où une très grande partie est encore importée. Le pays cherche à limiter sa dépendance aux produits étrangers, contribuant ainsi à renforcer l'autosuffisance nationale et à stimuler la création d'emplois dans l’industrie locale.

Stimuler les exportations

Outre les efforts pour couvrir les besoins nationaux, la nouvelle stratégie prévoit également un soutien à l'exportation des produits pharmaceutiques. Le gouvernement met en place plusieurs mesures visant à adapter le cadre réglementaire pour faciliter la participation des entreprises algériennes aux expositions internationales et à encourager les investissements étrangers dans ce secteur. Cette initiative s’inscrit dans l’objectif de faire connaître les produits pharmaceutiques algériens à l’étranger et de promouvoir leur compétitivité sur les marchés internationaux.

En somme, cette nouvelle stratégie pharmaceutique marque un tournant pour le secteur en Algérie. Elle vise à transformer l’industrie locale en un acteur majeur de la production pharmaceutique, capable de répondre aux besoins internes tout en s’imposant sur le marché international.


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