L’Algérie et les États-Unis organisent des manœuvres militaires conjointes

La coopération militaire entre l’Algérie et les États-Unis franchit une nouvelle étape avec la tenue d’exercices navals communs. Ces manœuvres, destinées à renforcer l’interopérabilité entre les deux marines, s’inscrivent dans un contexte de rapprochement stratégique croissant entre les deux pays.

Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN) publié dimanche 18 mai 2025 sur sa page Facebook, un destroyer américain a fait escale à Alger pour participer à ces exercices. Le destroyer américain USS Forrest Sherman (DDG-98) est arrivé au port d’Alger pour une escale opérationnelle jusqu’au 20 mai 2025, précise la même source. Cette visite s’inscrit dans « le cadre d’un exercice conjoint dénommé PASSEX (Passing Exercise), destiné à améliorer la coordination entre les marines algérienne et américaine » a ajouté le communiqué.

Ce type d’entraînement permet notamment de renforcer les capacités de communication et de coopération en temps de crise, que ce soit dans un cadre militaire ou humanitaire. Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des liens militaires entre l’Algérie et les États-Unis. En janvier 2025, les deux pays ont signé un mémorandum d’entente visant à structurer leur coopération en matière de défense.

Politique Maroc : ce que l’on sait des tensions rapportées autour du palais de Mohammed VI

Algérie-Etats-Unis : une coopération militaire aux enjeux stratégiques

Lors d’une rencontre avec des journalistes à Washington le 7 mars 2025, l’ambassadeur d’Algérie aux États-Unis, Sabri Boukadoum, a confirmé la mise en place prochaine de groupes de travail pour concrétiser cet accord. Les discussions porteraient notamment sur des échanges d’informations, des opérations de renseignement maritime, et de possibles acquisitions d’équipements militaires avancés.

Selon le média spécialisé Defense Scoop, le Pentagone souhaite accélérer la mise en œuvre de ce partenariat, notamment pour répondre aux défis sécuritaires dans la région du Sahel. Pour l’Algérie, ce rapprochement avec Washington représente une opportunité de diversifier ses partenariats militaires, traditionnellement axés sur la Russie. Jusqu’à présent, les acquisitions algériennes auprès des États-Unis se limitaient principalement à des munitions, des avions de transport et des équipements de communication.

Cette collaboration revêt également une dimension régionale. Le général Michael Langley, commandant de l’Africom, a salué le rôle de l’Algérie comme « leader régional » lors de sa visite à Alger en janvier 2025. Les deux pays partagent des préoccupations communes en matière de stabilité, notamment face aux tensions au Mali, au Niger et en Libye.

Politique L’Algérie participe à un exercice naval dirigé par les États-Unis en Méditerranée


Vous aimez cet article ? Partagez !