"Gel des avoirs d’Algériens en France", la réponse cinglante de l’APS

Les révélations récentes sur un projet français visant à geler les avoirs d’Algériens en France ont provoqué une réaction de l’Agence Presse Service (APS). Selon plusieurs médias français, dont L’Express, la France envisagerait de bloquer l’accès aux biens et propriétés détenus par certains responsables algériens en représailles au refus d’Alger de rapatrier des ressortissants sous obligation de quitter le territoire français. L’APS dénonce une gestion maladroite de cette situation, aggravant la crise diplomatique entre les deux pays.

Le projet évoqué par la presse française consisterait à interdire l’accès aux biens immobiliers et autres avoirs de certains officiels algériens résidant en France. Cette mesure vise à exercer une pression politique en réponse à l’absence de coopération d’Alger sur le rapatriement des ressortissants en situation irrégulière.

L’APS qualifie ces fuites d’actions mal coordonnées, reflétant un amateurisme dans la gestion des relations franco-algériennes. Elle souligne que ce mode opératoire ne contribue qu’à renforcer la défiance entre les deux États, sans apporter de solution durable.

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Réplique de l’APS

L’APS réfute la représentation de l’Algérie donnée par les autorités françaises, qui la réduisent à une image stéréotypée centrée sur une « nomenklatura » ou un « régime ». Selon l’agence, cette vision ne correspond pas à la réalité politique et sociale du pays.

L’agence de presse algérienne rappelle que l’Algérie a multiplié les démarches judiciaires en coopération avec la France, notamment en transmettant plus de cinquante commissions rogatoires internationales portant sur des enquêtes liées à la corruption, au blanchiment d’argent et à des détournements de fonds publics. Aucune réponse concrète n’a été apportée à ces requêtes, ce qui questionne la volonté française de collaboration.

Crise diplomatique et enjeux géopolitiques

Les révélations s’inscrivent dans une crise diplomatique prolongée, initiée par la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision a profondément affecté les relations bilatérales, intensifiées par des incidents tels que l’arrestation d’un écrivain franco-algérien et l’expulsion réciproque de diplomates.

Dans ce contexte, l’annonce du gel des avoirs d’Algériens contribue à alimenter un climat de tension, marqué par une absence de dialogue constructif entre Paris et Alger.

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Difficultés dans la coopération judiciaire franco-algérienne

L’un des points névralgiques du conflit reste la coopération judiciaire. Malgré les demandes répétées de l’Algérie pour accéder à des informations et obtenir la coopération dans des affaires de corruption et de malversations, la France demeure peu réactive. Cette inertie accroît la frustration algérienne et complique la résolution des différends.

L’APS considère que la mise en œuvre de sanctions économiques unilatérales, sans avancée significative dans la coopération judiciaire, risque d’aggraver les différends et de saper tout effort diplomatique. Cette situation affecte directement la communauté algérienne en France, en particulier les personnes concernées par ces mesures restrictives. L’absence d’accord entre les deux pays sur les questions migratoires et judiciaires laisse planer une incertitude sur la gestion future des dossiers et des relations bilatérales.


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