L'Algérie se lance officiellement dans la recherche sur les vaccins

L’Algérie a franchi une étape majeure dans le domaine de la santé et de l’industrie pharmaceutique en annonçant la création d’un laboratoire scientifique dédié à la recherche et à la production de vaccins humains et vétérinaires. Ce projet, officialisé ce lundi 2 juin 2025, est le fruit d’un partenariat stratégique entre le groupe public Saïdal, le groupe public Madar, et des chercheurs algériens spécialisés, sous l’impulsion du ministère de l’Industrie pharmaceutique.

La signature de cet accord de partenariat a eu lieu en présence du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Koudiri, du représentant de l'APN, Khouan Mohamed, président de la commission des affaires étrangères et de la coopération internationale, ainsi que du Président-directeur général de Madar, Charaf-Eddine Amara. Selon un communiqué du ministère de l'Industrie pharmaceutique, l’ambition est claire : doter l’Algérie d’un laboratoire innovant et unique dans le pays, capable de développer et produire des vaccins adaptés aux besoins locaux et régionaux, aussi bien pour la santé humaine que pour la santé animale.

Lors de la cérémonie, le ministre a souligné que ce projet visait à garantir la souveraineté nationale en matière de sécurité sanitaire. Le développement de vaccins par des compétences algériennes permettra de réduire la dépendance aux importations, tout en créant de nombreux emplois pour la jeunesse algérienne. Le projet prévoit aussi d’impliquer les chercheurs et les startups spécialisées dans le domaine pharmaceutique, afin de dynamiser l’écosystème local.

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Un projet stratégique pour la santé publique et animale

Le PDG de Madar a rappelé que ce projet constituait une priorité nationale, visant à renforcer la sécurité sanitaire des citoyens algériens. Le développement local de vaccins innovants est perçu comme un levier majeur pour protéger la population et renforcer la capacité du pays à répondre aux urgences sanitaires.

De son côté, le professeur Yahia Chebloun, expert en virologie, a expliqué que la création de ce laboratoire scientifique constituait une avancée importante pour la protection de la santé humaine et du cheptel animal face à diverses maladies virales. Il a mis en avant la dynamique scientifique qui lie désormais la recherche fondamentale à l’industrie pharmaceutique en Algérie, valorisant ainsi les efforts déjà engagés par l’État dans ce secteur.

Une dynamique innovante au service de l’avenir

Ce partenariat public-privé illustre la volonté des autorités algériennes de moderniser le secteur pharmaceutique et de réduire la facture des importations. Il ouvre la voie à une production locale de vaccins innovants et adaptés, tout en offrant une opportunité d’emploi et de développement pour les jeunes chercheurs et entrepreneurs.

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L’Algérie s’inscrit ainsi dans une démarche ambitieuse pour renforcer son autonomie sanitaire, en s’appuyant sur l’expertise nationale et la coopération entre acteurs publics et privés. Ce projet marque un tournant important dans la politique de santé publique et l’industrie pharmaceutique du pays.


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