La France redevient premier importateur de GNL algérien

Après plusieurs mois de fluctuations, la France a retrouvé en mai 2025 sa position de premier importateur de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance d'Algérie. Cette reconfiguration du marché intervient dans un contexte de reprise des exportations algériennes, marquée par des évolutions contrastées selon les pays clients européens.

Selon les données de l'Energy Research Unit, basée à Washington, la France a importé 0,258 million de tonnes de GNL algérien en mai 2025, représentant 26,8% du total des exportations. Ces volumes marquent une progression de 12,7% par rapport à avril 2025, bien qu'ils restent inférieurs de 15% à ceux enregistrés en mai 2024.

Cette performance permet à la France de devancer l'Italie, devenue le deuxième client de l'Algérie avec 0,219 million de tonnes importées en mai 2025. La demande italienne a connu une croissance remarquable, affichant une hausse de 45% sur un mois et de 82% sur un an.

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GNL algérien : un marché en pleine recomposition

Le classement des importateurs de GNL algérien subit d'importantes modifications mensuelles. La Turquie, troisième avec 0,215 million de tonnes, maintient sa présence malgré un recul de 23% sur un an. Plus surprenant, le Royaume-Uni fait son retour parmi les principaux destinataires après une absence totale en avril, important 0,137 million de tonnes. À l'inverse, l'Espagne enregistre un net recul avec seulement 0,068 million de tonnes en mai 2025, soit une chute de 51% par rapport à avril et de 57% sur un an.

Les exportations totales de l'Algérie ont atteint 0,962 million de tonnes en mai 2025, en hausse de 23% par rapport à avril mais en baisse de 16% par rapport à mai 2024. Cette reprise reste fragile après un premier trimestre 2025 difficile, où les exportations algériennes avaient chuté de 25% en glissement annuel.

Cette situation s'explique principalement par des opérations de maintenance dans les complexes gaziers d'Arzew et de Skikda. Malgré ces difficultés temporaires, l'Algérie conserve sa position de deuxième exportateur africain de GNL derrière le Nigeria.

La reconquête de la première place par la France souligne la dépendance énergétique persistante de l'Europe vis-à-vis du gaz algérien. Cette dynamique pourrait s'accentuer avec les tensions géopolitiques affectant d'autres sources d'approvisionnement. Pour l'Algérie, le défi consiste à maintenir ses capacités exportatrices tout en diversifiant ses clients.

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