Les prix du pétrole brut dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ont enregistré une baisse généralisée en mai 2025, affectant les principales références régionales. Parmi les pays producteurs, l’Algérie maintient une position notable, mais son brut subit également les contrecoups de la tendance baissière.
En mai 2025, le panier de l’OPEP a chuté à 63,62 dollars le baril, contre 68,98 dollars en avril, soit une baisse de 7,8 % (5,36 dollars), selon les données de l’unité de recherche énergétique basée à Washington. Cette tendance a touché l’ensemble des bruts de la région MENA, avec des reculs marqués pour le Koweït (-6,34 $) et l’Arabie Saoudite (-5,92 $).
L’Algérie, avec son mélange Sahara Blend, a enregistré une baisse mensuelle de 3,48 dollars, l’un des reculs les moins prononcés parmi les pétroles arabes. En revanche, sur les cinq premiers mois de 2025, le brut algérien a perdu 13,20 dollars par rapport à 2024, se classant parmi les plus affectés sur une base annuelle.
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En mai 2025, le brut saoudien (Arab Light) reste le plus cher à 65 dollars, suivi du Sahara Blend algérien (64,47 $). Le brut koweïtien arrive en troisième position (63,94 $), devant les émirati (Murban, 63,63 $), libyen (El Sidr, 63,52 $) et irakien (Basrah Medium, 63,23 $).
Le pétrole algérien, l’un des plus touchés par la baisse des prix en 2025
Cette hiérarchie montre un léger repositionnement par rapport à avril, avec l’Algérie dépassant le Koweït et les Émirats Arabes Unis. Toutefois, la baisse des cours reste un défi commun pour tous les exportateurs de la région.
Sur les cinq premiers mois de 2025, le brut libyen (El Sidr) a enregistré la plus forte chute (-13,25 $), suivi du Sahara Blend algérien (-13,20 $). À l’inverse, l’Irak (Basrah Medium) a connu le recul le plus modéré (-9,85 $).
Ces données confirment que les pétroles nord-africains (Libye, Algérie) ont été plus impactés que ceux du Golfe sur une base annuelle. Le contexte géopolitique et les ajustements de production pourraient expliquer ces écarts.
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