Le 21 juin 2025, l’euro a atteint un nouveau sommet sur le marché noir en Algérie. Alors que la saison estivale débute, les voyageurs, en particulier ceux provenant d’Europe, constatent une nette augmentation de la valeur de la devise européenne. Cette hausse de l’euro sur le marché parallèle illustre la fragilité persistante du dinar algérien.
Depuis ce samedi 21 juin, l’euro s’échange contre 260 dinars algériens sur le marché noir, selon plusieurs cambistes du Square Port-Saïd. Cette hausse, après plusieurs jours de baisse, indique un renversement de tendance sur le marché informel. Si ce chiffre semble élevé, il reste largement au-dessus de la cotation officielle fournie par la Banque d’Algérie, qui affiche un taux de 149,88 dinars pour un euro.
Cette dynamique souligne la faiblesse continue du dinar face aux devises internationales, notamment l’euro et le dollar américain. Le marché parallèle, qui reste un outil essentiel pour de nombreux Algériens, voit son activité croître, alimentée par une demande accrue en devises étrangères, notamment en cette période de vacances estivales.
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L’impact sur les voyageurs et l’économie locale
La montée de l’euro sur le marché noir survient à un moment où des milliers de voyageurs algériens, principalement en provenance d’Europe, s’apprêtent à rentrer au pays. L’Algérie, où les bureaux de change ne sont pas encore entrés en service et la monnaie locale non convertible, contraint une partie de la population à se tourner vers le marché parallèle pour changer leurs devises. Cette situation affecte directement les finances des Algériens, mais aussi les transactions internationales.
Les fluctuations de l’euro et du dollar amplifient les difficultés des voyageurs. En période estivale, une demande accrue en devises génère une pression supplémentaire, exacerbée par la faiblesse de la monnaie nationale. En conséquence, les Algériens doivent faire face à une inflation accrue et à une perte de pouvoir d’achat, en particulier pour ceux qui n’ont d’autre choix que de recourir au marché noir.
Le dollar et le dinar, une tendance similaire
Le dollar américain suit une dynamique similaire, bien que dans une moindre mesure. À la même date, un dollar se négocie contre 227 dinars algériens sur le marché parallèle. Cette dévaluation du dinar est donc généralisée, touchant aussi bien l’euro que le dollar. Cependant, contrairement au marché parallèle, les cotations officielles restent plus stables : 149,88 dinars pour un euro et 130,20 dinars pour un dollar à la Banque d’Algérie.
Cette différence notable entre les cotations officielles et celles du marché parallèle illustre l’écart croissant entre les deux circuits économiques. Une telle divergence crée une distorsion qui complique la gestion de la monnaie nationale, déjà fragilisée par une politique monétaire insuffisante pour contrer les pressions économiques extérieures.
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Les causes de la dépréciation du dinar
La dévaluation continue du dinar algérien face aux grandes devises internationales est causée par plusieurs facteurs. L’un des principaux est la dépendance excessive de l’Algérie aux exportations de pétrole et de gaz, qui sont soumises à la volatilité des prix mondiaux. Cette dépendance engendre un déséquilibre dans la balance des paiements, affectant ainsi la stabilité de la monnaie nationale.
En parallèle, la politique monétaire de la Banque d’Algérie, bien que tentant de stabiliser la situation, reste limitée dans sa capacité à inverser la tendance. La gestion de la monnaie et la faiblesse structurelle de l’économie algérienne continuent de poser des défis majeurs, d’autant plus qu’aucune solution rapide n’est en vue pour endiguer la dépréciation du dinar.
La hausse de l’euro sur le marché noir en Algérie témoigne ainsi, de la fragilité continue du dinar et des difficultés économiques du pays. Les Algériens, notamment ceux qui voyagent à l’étranger, sont confrontés à des taux de change de plus en plus défavorables, qui affectent directement leur pouvoir d’achat. Bien que la Banque d’Algérie tente de maintenir une certaine stabilité dans les cotations officielles, l’écart avec le marché parallèle reste problématique.
