Investissements directs étrangers en Afrique : voici le classement de l'Algérie en 2024

Les dernières données de la CNUCED sur les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique révèlent des résultats mitigés pour l'Algérie en 2024. Bien que le continent ait enregistré une croissance record des flux d'IDE, la performance algérienne reste en deçà de son potentiel économique et géostratégique.

Selon le dernier rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l'Égypte occupe la première place du classement africain avec 46,57 milliards de dollars d'IDE en 2024. Cette performance exceptionnelle s'explique principalement par le méga-projet de développement de la péninsule de Ras El-Hekma, financé par un fonds souverain d'Abu Dhabi. Le top 5 africain est complété par l'Éthiopie (3,98 milliards), la Côte d'Ivoire (3,80 milliards), le Mozambique (3,55 milliards) et l'Ouganda (3,30 milliards).

L'Algérie, quant à elle, se classe au 16e rang avec 1,43 milliard de dollars d'IDE, un résultat modeste comparé à sa taille et à ses ressources naturelles. Cette position la place derrière le Maroc (1,63 milliard, 13e) mais devant la Tunisie (936 millions), ses principaux concurrents maghrébins.

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Une croissance continentale inégale

Les flux d'IDE vers l'Afrique ont globalement augmenté de 75% en 2024 pour atteindre 97,03 milliards de dollars. Cependant, cette croissance masque d'importantes disparités régionales. L'Afrique du Nord affiche une progression spectaculaire de 277%, principalement grâce à l'Égypte, tandis que l'Afrique de l'Ouest enregistre une légère baisse de 7%.

Sans le projet égyptien, la croissance des IDE en Afrique n'aurait été que de 12%, soulignant la dépendance du continent à quelques investissements phares. Les principaux investisseurs restent les pays européens, suivis par les États-Unis et la Chine, qui diversifient progressivement leurs placements vers des secteurs comme les énergies renouvelables et la pharmacie.

Les défis de l'Algérie pour attirer les investisseurs

Avec ses immenses réserves énergétiques, sa position géographique stratégique et un marché intérieur de 45 millions d'habitants, l'Algérie dispose pourtant d'atouts considérables. Cependant, plusieurs facteurs freinent son attractivité : des procédures administratives complexes, un environnement des affaires peu favorable et des secteurs économiques encore trop fermés à l'investissement étranger.

Les réformes engagées par le gouvernement algérien pour faciliter les IDE n'ont pas encore produit tous leurs effets. La nouvelle loi sur les investissements, adoptée en 2022, peine à convaincre les investisseurs internationaux, qui restent prudents face aux incertitudes réglementaires et aux difficultés pratiques pour créer et développer des entreprises dans le pays.

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Pour améliorer son positionnement, l'Algérie doit accélérer la mise en œuvre de son programme de réformes économiques. La simplification des procédures administratives, l'amélioration du climat des affaires et l'ouverture à des secteurs porteurs comme les énergies renouvelables pourraient permettre au pays de mieux tirer parti de son potentiel.


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