Trois femmes ont été arrêtées par les forces de sécurité algériennes alors qu'elles tentaient de franchir la frontière entre l'Algérie et la Tunisie en transportant 65 000 euros non déclarés. Cette opération, menée par les services des douanes, la police de l'air et des frontières, et la police judiciaire de la Sûreté de daïra d'El Kala, a permis également, de saisir une quantité de bijoux.
Selon l'Est Républicain, l'arrestation a eu lieu à El Kala, une localité située dans le nord-est de l'Algérie, près de la frontière tunisienne. Lors de la fouille d’un véhicule touristique, les forces de sécurité ont découvert une somme d’argent non déclarée, dissimulée par les trois femmes. Ces dernières transportaient des montants différents : 26 500 euros pour l'une, 18 500 euros pour la deuxième, et plus de 15 000 euros pour la troisième, qui avait également caché des bijoux pesant 112 grammes.
Ces sommes d’argent étaient destinées à être transférées vers un pays voisin sans déclaration préalable, en violation des règles sur le contrôle des devises en Algérie. Selon la législation en vigueur, tout individu franchissant la frontière avec une somme excédant 1000 euros doit la déclarer aux autorités douanières. Le non-respect de cette règle est passible de poursuites judiciaires et de saisies de fonds.
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Lourdes peines encourues
Présentées le 24 juin 2025 devant le tribunal d'El Kala, les trois femmes sont poursuivies pour infraction à la législation sur le change. En vertu du code pénal algérien, la violation des règles de change peut entraîner des sanctions sévères, allant de lourdes amendes à des peines de prison, selon l'ampleur de l'infraction et des circonstances.
Les autorités judiciaires prendront en compte la gravité de l'infraction, la manière dont les fonds étaient dissimulés, ainsi que le fait que les montants concernés étaient considérablement élevés. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de répression des activités illégales liées au transfert de fonds, qui représentent un défi pour la réglementation financière du pays.
Lutte acharnée contre les transferts de devises
Les saisies de fonds se multiplient ces derniers mois, pour lutter contre le blanchiment d'argent et les pratiques de fraude financière. En raison de la proximité géographique avec des pays comme la Tunisie, la Libye et d'autres voisins, l'Algérie se trouve régulièrement confrontée à des tentatives de transfert illégal d'argent à travers ses frontières.
Afin de contrer ces pratiques, l'Algérie a renforcé les contrôles et les sanctions à l'égard des transferts de fonds non déclarés. Les autorités douanières et policières travaillent de manière conjointe pour surveiller de près les mouvements d'argent et démasquer les réseaux qui tentent d'échapper à la réglementation.
