Dans un entretien avec le journal espagnol El Independiente publié ce dimanche 6 juillet 2025, John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a évoqué la possibilité que l'ex-président américain modifie sa position sur le Sahara occidental. Selon lui, bien que Trump ait soutenu la revendication du Maroc sur cette région durant son premier mandat, un changement pourrait intervenir si un "incitatif" suffisant émergeait.
Bolton laisse entendre qu'un projet économique, comme la construction de complexes touristiques ou de casinos dans le Sahara occidental, pourrait amener Trump à reconsidérer son choix, à condition que cela serve ses intérêts commerciaux. Cette déclaration à El Independiente est particulièrement intéressante dans le contexte de la politique américaine vis-à -vis du Sahara occidental.
En 2020, le gouvernement de Donald Trump avait reconnu la souveraineté du Maroc sur ce territoire, une décision qui a été prise dans le cadre des Accords d'Abraham, normalisant les relations entre le Maroc et Israël. Ce geste avait été critiqué, notamment par les défenseurs de l'autodétermination du peuple sahraoui, qui prônent un référendum sur le statut du Sahara occidental, conformément aux résolutions de l'ONU.
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Bolton, qui a été directement impliqué dans les discussions sur ce conflit dans les années 1990, est un fervent défenseur de l’idée d’un référendum, rappelant que cette option avait été envisagée en 1991. Selon lui, la seule manière de résoudre cette question est de laisser les Sahraouis choisir leur avenir par le biais d'un vote, et non de faire primer la position marocaine, qui bloque depuis des décennies toute initiative en ce sens.
La résolution du conflit du Sahara occidental va réduire les tensions entre l'Algérie et le Maroc
Concernant l'Algérie, Bolton souligne que le pays a un rôle majeur dans la question du Sahara occidental, étant l'un des principaux soutiens du Front Polisario. L'Algérie a toujours soutenu le droit des Sahraouis à l'autodétermination, et cette position continue de marquer sa politique étrangère.
Bolton considère également que la résolution du conflit du Sahara occidental pourrait contribuer à réduire les tensions entre l'Algérie et le Maroc, deux puissances régionales qui se disputent l'hégémonie en Afrique du Nord. Selon lui, un accord sur le Sahara occidental pourrait atténuer les tensions bilatérales et favoriser une stabilité régionale plus large.
Donc, il faut comprendre que, bien que la position de Donald Trump ait été favorable à celle du Maroc, la question du Sahara occidental reste un dossier ouvert. Comme l'a souligné John Bolton, un changement de position n'est pas exclu, à condition que des intérêts stratégiques convaincants émergent.
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