L'Algérie renforce son partenariat avec les États-Unis

Quand on évoque la coopération entre l'Algérie et les Etats-Unis d'Amérique, on a tendance à penser directement et à juste raison aux questions sécuritaires et ou dans une moindre mesure, aux hydrocarbures. Mais les choses sont en train de changer entre l'Algérie et l'Oncle Sam et leur coopération est en train de s'ouvrir à de nouveaux horizons.

À l’occasion d’une conférence de presse organisée à Alger, l’ambassadrice américaine Elizabeth Moore Aubin a souligné que le partenariat bilatéral se déployait désormais bien au-delà de la coopération militaire, pour embrasser des secteurs stratégiques comme l’énergie, l’agriculture, la culture et les technologies. Une évolution qui prend tout son sens alors que 2025 marque le 230ᵉ anniversaire du Traité de paix et d’amitié de 1795 entre les deux pays.

Une coopération économique en pleine diversification

Selon Mme Aubin, plus d’une centaine d’entreprises américaines sont déjà implantées en Algérie, dont seulement une quinzaine dans le secteur traditionnel des hydrocarbures. Les investissements directs américains représentent à eux seuls près de 30 % du total des investissements étrangers, signe d’un intérêt croissant pour la diversification économique du pays. Washington entend accompagner la transition énergétique algérienne grâce à son expertise dans les énergies renouvelables, tout en soutenant de nouveaux projets dans des domaines variés.

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Concernant ExxonMobil et Chevron, deux géants pétroliers présents sur le marché, la diplomate a évité tout commentaire sur les négociations en cours, préférant mettre en avant leur rôle potentiel dans le développement énergétique de l’Algérie.

L’agroalimentaire et l’innovation comme nouvelles priorités

L’ambassadrice a aussi insisté sur l’importance croissante de l’agroalimentaire dans les échanges bilatéraux. Elle a cité en exemple l’unité laitière en projet à Adrar, portée par la société qatarie Baladna avec l’appui de technologies et de cheptel américains. Cette initiative illustre la volonté commune de répondre aux défis liés à la sécurité alimentaire.

Parallèlement, l’innovation et l’entrepreneuriat deviennent un pilier de cette coopération renouvelée. Mme Aubin a rappelé la création d’un fonds d’investissement pour les start-up, lancé en partenariat avec le ministère algérien des Start-up et de l’Économie de la connaissance. Pour elle, la créativité et la formation de la jeunesse algérienne représentent un atout considérable pour bâtir un écosystème d’innovation solide.

Si la coopération militaire reste un socle essentiel — notamment à travers la signature d’accords récents avec Africom —, l’ambassadrice a mis l’accent sur l’élargissement du champ d’action. « Nous allons là où l’Algérie souhaite que nous soyons », a-t-elle affirmé, insistant sur la volonté partagée de bâtir une relation équilibrée, tournée vers l’avenir. Cette évolution illustre une ambition commune : inscrire le partenariat algéro-américain dans la durée en le rendant plus diversifié et plus résilient face aux enjeux du XXIᵉ siècle.

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