Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française (2007-2012), a pris position sur la question des visas accordés aux ressortissants algériens et sur l’application des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF). Dans ses propos, Nicolas Sarkozy a appelé les autorités françaises à revoir la relation migratoire entre la France et l’Algérie.
L’ancien chef de l’État a estimé dans un entretien avec Le Figaro que l’accord franco-algérien signé le 27 décembre 1968 devait être dénoncé. Selon lui, ce texte ne se justifie plus aujourd’hui et ne devrait pas continuer à offrir un traitement particulier aux ressortissants algériens. Nicolas Sarkozy a affirmé : « Je ne vois pas pourquoi les Algériens auraient un régime plus favorable que d’autres nationalités. »
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a proposé une méthode stricte de conditionnement des visas. Il a indiqué que la délivrance de nouveaux visas devrait être liée à l’exécution des OQTF prononcées à l’encontre de ressortissants algériens en situation irrégulière. Dans son intervention, il a précisé que la France pourrait par exemple accorder un visa pour chaque OQTF effectivement exécutée, et même envisager une proportion de visas délivrés par personne éloignée du territoire. « Par exemple, en posant cette règle simple : un visa délivré pour un OQTF repris. Ou même 5 ou 10 visas par OQTF. Pour imposer, enfin, une réciprocité », a-t-il déclaré.
«Suicide politique» : Sarkozy enterre Bayrou et mise sur la dissolution ; primaire à droite en vue de 2027, fermeté face à l’Algérie et à l’immigration, mise en garde sur l’Ukraine et l’Europe. Un diagnostic sévère, sans détour. https://t.co/ArE1L0al3O via @LeJDD
— beth rodriguez (@elisabethr19218) September 3, 2025
La question des OQTF et des expulsions
Les Obligations de Quitter le Territoire Français, couramment désignées par l’acronyme OQTF, sont des décisions administratives prononcées à l’encontre de personnes en situation irrégulière. Dans de nombreux cas, l’application de ces mesures rencontre des difficultés lorsque les pays d’origine refusent ou tardent à délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour de leurs ressortissants.
Nicolas Sarkozy a souligné ce blocage dans le cas de l’Algérie, en insistant sur le fait que la France délivre un nombre important de visas alors même que certaines OQTF ne sont pas exécutées. Son raisonnement consiste à établir un lien direct entre la coopération algérienne dans les expulsions et la politique française de délivrance de visas.
Il faut dire que les propos de Nicolas Sarkozy interviennent dans un contexte où la politique migratoire entre la France et l’Algérie est régulièrement discutée. Plusieurs responsables politiques français, en particulier issus de la droite et de l’extrême droite, évoquent depuis plusieurs années la nécessité de mettre fin à l’accord de 1968.