Investissements étrangers : l'Algérie 2e pays le plus attractif en Afrique

L’Algérie se classe deuxième en Afrique dans le Global Attractiveness Index 2025, publié par The European House – Ambrosetti, un cabinet de conseil italien. Cette reconnaissance place le pays parmi les destinations les plus prometteuses pour les investissements directs étrangers (IDE) sur le continent.

Le classement en question évalue 146 pays représentant 98 % du PIB mondial et repose sur une cinquantaine d’indicateurs clés issus de sources comme le FMI, la Banque mondiale, la CNUCED ou encore le PNUD. Ces indicateurs couvrent des domaines variés : niveau de vie, gouvernance, innovation, éducation, infrastructure numérique, dette publique, ou encore taux de chômage.

L’index agrège les résultats dans quatre sous-catégories : positionnement économique, dynamisme, durabilité et perspectives futures, chaque pays recevant une note entre 0 et 100. Sur cette base, les pays sont répartis en quatre groupes : très attractifs, assez attractifs, moyennement attractifs et peu attractifs.

Économie L’Algérie exporte 26 000 tonnes de ce produit vers les États-Unis

Algérie : une montée remarquée dans le classement africain

Avec un score de 30 points, l’Algérie partage la 2ᵉ place africaine avec l’Égypte, juste derrière l’île Maurice (30,4 points). Ces trois pays sont les seuls du continent classés dans la catégorie des pays moyennement attractifs, signe d’un potentiel économique en consolidation.

Dans le classement mondial, l’Algérie se positionne à la 78ᵉ place, devant des économies africaines majeures telles que le Maroc (85ᵉ avec 27,5 points), la Côte d’Ivoire (89ᵉ avec 26,4 points) ou l’Afrique du Sud (96ᵉ avec 25,3 points). La majorité des autres pays africains restent dans les catégories basses, pénalisés par des performances faibles en matière de gouvernance, d’innovation ou de développement du capital humain.

Un environnement plus favorable à l’investissement

Ce positionnement reflète en partie les réformes économiques engagées ces dernières années, notamment dans le secteur de l’énergie, la révision de la loi sur les hydrocarbures, ainsi que des efforts en matière de simplification administrative et de diversification de l’économie.

Le climat des affaires en Algérie reste un enjeu majeur, mais ce classement témoigne d’une amélioration de la perception internationale. L’ouverture accrue aux partenariats publics-privés, les projets d’infrastructures et la stabilisation macroéconomique ont contribué à renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.

Économie Gaz : l’Algérie renforce son rôle dans l’approvisionnement de l’Allemagne

L’Algérie, tout en consolidant ses bases économiques traditionnelles, semble amorcer une trajectoire plus dynamique vers l'intégration dans les chaînes de valeur globales. Ce rang africain élevé constitue un signal favorable pour les années à venir.


Vous aimez cet article ? Partagez !