Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a annoncé samedi 27 septembre 2025, que le projet ferroviaire reliant Bechar, Tindouf et Gara Djebilet sera totalement réceptionné avant la fin de l’année 2025. Cette déclaration intervient lors d’une visite d’inspection dans la wilaya de Bechar, marquant une nouvelle étape dans le suivi de ce chantier stratégique de 950 kilomètres.
Initiée sous l’impulsion directe du Chef de l'Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, cette infrastructure ferroviaire vise principalement à connecter le gisement de fer de Gara Djebilet au reste du territoire national. Ce projet a pour objectif d’assurer le transport du minerai depuis la région minière jusqu’aux ports et zones industrielles du nord. Il s’inscrit dans une vision de long terme de valorisation des ressources minières du sud-ouest algérien.
Le tracé total du projet traverse les wilayas de Bechar, Beni Abbes et Tindouf, et comprend trois principaux tronçons :
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- Bechar – Hassi Khebi (441 km)
- Tindouf – Oum El Assel (175 km)
- Oum El Assel – Gara Djebilet via Hassi Khebi (environ 334 km)
Mégaprojet de Gara Djebilet : un pont ferroviaire d’envergure continentale
L’un des éléments les plus marquants du mégaprojet est la construction du plus grand pont ferroviaire d’Algérie et d’Afrique, long de 4,111 kilomètres. Ce pont franchit l’oued Dawra dans la wilaya de Bechar. Selon les responsables de l’ANESRIF (Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires), la livraison du pont est prévue pour fin octobre 2025.
Des dispositifs techniques spécifiques ont été mis en place pour en garantir la réalisation, malgré des conditions climatiques extrêmes. Des stations de production de béton ont été installées sur site, équipées de systèmes de refroidissement pour maintenir la cadence des travaux même en période estivale.
Entreprises impliquées et dynamique locale
Le projet mobilise un partenariat entre des entreprises nationales — telles que Cosider TP, la Société des ouvrages d’art ferroviaires ou encore l’Entreprise nationale des grands travaux d’infrastructure — et le groupe chinois CRCC. Il est suivi par des bureaux d’études algériens spécialisés.
La finalisation de cette ligne est appelée à transformer la logistique minière dans le sud du pays, avec des retombées économiques attendues sur l’emploi local, l’activité industrielle et l’aménagement du territoire. La mise en service complète de l’infrastructure reste fixée au dernier trimestre 2025.
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