Sur le marché noir en Algérie, les tarifs pour obtenir un rendez-vous de visa Schengen connaissent une hausse importante. Les prix pratiqués par les intermédiaires varient selon le type de visa et la ville concernée.
Selon une enquête publiée par Maghreb Émergent, à Oran, un premier rendez-vous pour un visa Schengen se négocie actuellement à 11 000 dinars algériens, contre 13 000 dinars quelques semaines auparavant. Pour un renouvellement de visa de court séjour, le tarif a été ramené de 11 000 dinars à 9 000 dinars, tandis que les rendez-vous de visa de long séjour se vendent autour de 4500 dinars, contre 5000 dinars auparavant.
Ces transactions illégales, effectuées en dehors des canaux officiels, sont devenues courantes en raison de la forte demande et de la difficulté à obtenir un créneau via les plateformes légales de dépôt de demande. Les intermédiaires proposent ces rendez-vous à des prix variables selon le consulat et le type de visa recherché.
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Prestataires et saturation des plateformes officielles
L’augmentation des prix sur le marché noir coïncide avec la mise en place de Capago International, le nouveau prestataire chargé de la réception des dossiers de demande de visa pour la France. Ce changement a introduit un système de dépôt électronique des dossiers, qui impose aux demandeurs d’attendre la confirmation d’un rendez-vous après la soumission en ligne.
Ce processus, destiné à fluidifier la procédure officielle, a toutefois engendré des retards et des difficultés d’accès, poussant certains candidats à recourir à des solutions parallèles. Des « courtiers » et des « intermédiaires » se sont positionnés sur ce créneau, proposant des rendez-vous payants auprès de personnes cherchant à accélérer leurs démarches. Ces pratiques ne garantissent ni la validité du rendez-vous ni la réussite de la demande de visa Schengen.
Des pratiques illégales et risquées pour les demandeurs
Les autorités n’ont pas publié de statistiques officielles sur l’ampleur de ces transactions. Néanmoins, plusieurs témoignages décrivent un marché structuré, avec des tarifs ajustés selon la demande et la période. Certains de ces intermédiaires opèrent via les réseaux sociaux ou des bureaux de services non agréés, agissant comme des intermédiaires entre les demandeurs et les plateformes officielles.
Les paiements se font généralement en espèces, sans facture ni reçu, et les acheteurs n’ont aucune garantie d’obtenir le rendez-vous promis. En cas d’annulation ou de fraude, les sommes engagées ne sont pas récupérables. Ces pratiques exposent les demandeurs à des pertes financières et à des sanctions éventuelles si les autorités identifient une tentative de contournement des procédures officielles.
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Appel au renforcement du contrôle administratif
Face à cette situation, il y'a nécessité de renforcer la surveillance des plateformes de prise de rendez-vous et de lutter contre les réseaux informels. Des appels ont été lancés pour que les autorités compétentes vérifient les activités de certains « bureaux de services » qui se présentent comme intermédiaires mais n’ont aucune autorisation officielle.
L’objectif affiché est d’assurer un accès équitable aux rendez-vous de visa Schengen et de réduire la spéculation sur ces créneaux. En attendant, les demandeurs continuent de faire face à des délais prolongés et à une concurrence accrue pour obtenir un créneau légal, ce qui alimente la persistance du marché parallèle.
