Le projet de loi de finances 2026 a été présenté devant l'Assemblée populaire nationale (APN) ce dimanche 9 novembre 2025. Les débats parlementaires ont immédiatement débuté avec l'examen du rapport préliminaire de la commission des finances. Plusieurs mesures concrètes concernent directement le quotidien des citoyens algériens.
Dans le cadre de la loi de finances 2026, le gouvernement prévoit de maintenir un large éventail de subventions destinées à soutenir les produits de première nécessité. L’enveloppe pour ces subventions s’élève à 657 milliards de dinars pour 2026. Cela inclut les produits de large consommation tels que le sucre, le lait, et l'énergie. Ces subventions visent à limiter l'impact de la hausse des prix sur les ménages les plus vulnérables.
L'une des mesures majeures du projet concerne la fiscalité appliquée aux produits de large consommation. Le gouvernement a annoncé la prolongation des exonérations fiscales pour certains produits essentiels, et ce, jusqu'au 31 décembre 2026. Parmi ces produits figurent l’huile brute de soja, le café, les légumes secs, ainsi que les viandes blanches et rouges. Ces exonérations ont pour objectif de maintenir les prix à des niveaux abordables pour les consommateurs, notamment dans un contexte d’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat des Algériens.
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Les mesures fiscales et douanières
La commission des finances et du budget de l’APN a proposé un élargissement des exonérations douanières et fiscales pour les importations de bétail. Ces exonérations concernent désormais les moutons et les bovins vivants importés pour les fêtes de l'Aïd el-Adha 2026. La période d'application s'étend du 15 avril 2025 au 30 juin 2026 selon l'article 117 du projet de loi.
Un dispositif exceptionnel de règlement fiscal volontaire a été instauré jusqu’au 31 décembre 2026. Selon Echorouk, ce mécanisme autorise une déclaration simplifiée avec le paiement d'un impôt de 10% sans pénalités. Les contribuables bénéficient d'une immunité contre les poursuites judiciaires ultérieures pour les montants déclarés dans ce cadre.
Les dispositions sociales et économiques
Le projet prévoit un aménagement du régime de taxation des carburants avec un élargissement des exemptions. Les véhicules des institutions algériennes publiques à l'étranger, des représentations diplomatiques et des organisations internationales sont concernés par ces mesures d'allègement. Ces ajustements visent à mieux cibler la politique énergétique nationale.
Les mécanismes de soutien à l'emploi des jeunes intègrent une nouvelle disposition concernant les terrains du domaine privé de l'État. Les walis reçoivent la compétence pour attribuer des concessions dans les zones d'activités minières dédiées aux projets des jeunes. L'étude des dossiers et le traitement des recours s'effectuent désormais au niveau local sans recours à la Commission nationale.
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Le cadre juridique et les recours
Le texte modifie les règles de compétence pour le traitement des contentieux fiscaux. Les juridictions ordinaires deviennent compétentes pour examiner les recours contre les décisions de saisie. Cette mesure s'inscrit dans une logique de simplification des procédures administratives et judiciaires.
La méthode de calcul de la valeur des biens fait l'objet d'une clarification importante. La valeur retenue correspond à 50% du prix d'ouverture des adjudications déterminé par les services des domaines de l'État. Cette précision vise à harmoniser les pratiques d'évaluation sur l'ensemble du territoire national.
