À partir de janvier 2026, les ressortissants étrangers en France devront s’acquitter de frais administratifs majorés pour plusieurs démarches essentielles. Le projet de loi de finances 2026, examiné ce jeudi 13 novembre 2025 à l’Assemblée nationale, prévoit en effet une hausse générale des taxes sur les titres de séjour, les demandes de naturalisation et l’échange d’un permis de conduire étranger.
La mesure la plus significative concerne le coût des titres de séjour. Selon CNews, dès le 1er janvier 2026, le renouvellement ou la délivrance d’un premier titre verra son prix augmenter de 100 euros. Le droit de timbre associé à cette démarche sera également revu à la hausse, avec une majoration de 25 euros.
Les personnes bénéficiaires d’un tarif minoré ne seront pas épargnées, puisqu’une augmentation de 50 euros est également prévue pour elles. Les visas de régularisation sont également concernés par une hausse tarifaire de 100 euros.
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Une taxe de 100 euros sera également instaurée pour l’obtention ou le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour, délivrée dans certaines situations spécifiques. Ces hausses, inscrites dans le projet de loi de finances 2026, auront ainsi un impact direct et immédiat sur le budget des étrangers résidant en France.
Hausse des frais pour l’accès à la nationalité française
Les candidats à la naturalisation devront s’acquitter d’un montant supplémentaire de 200 euros pour déposer leur demande à partir de 2026. Cette hausse s’ajoute aux frais déjà en vigueur pour la constitution et le traitement des dossiers.
Le gouvernement prévoit dans le budget 2026 une forte hausse des taxes sur les titres de séjour : de 200 à 300 €, nouvelle taxe de 100 € pour les autorisations provisoires et naturalisation portée à 300 €.
La Cimade dénonce une politique de “dissuasion” des étrangers. pic.twitter.com/TYGgSbvF8A
— Nouvelle Aube - Yeni Şafak Français (@nouvelleaubefr) November 7, 2025
Selon les projections du gouvernement, ces revalorisations devraient générer environ 160 millions d’euros de recettes supplémentaires en 2026. Des associations d’aide aux étrangers, dont La Cimade, dénoncent une politique qui complexifie l’accès aux droits. Elles estiment que ces coûts renforcent les obstacles administratifs pour les personnes en situation de précarité.
Nouvelles taxes sur les permis de conduire étrangers
Les étrangers souhaitant échanger leur permis de conduire étranger contre un permis français devront désormais payer une taxe de 40 euros. Cette mesure concerne principalement les personnes résidant durablement en France, originaires de pays dont le permis est reconnu par l’administration française.
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L’échange reste soumis à des accords bilatéraux entre la France et les pays d’origine. Le gouvernement considère cette taxe comme une contribution aux frais de traitement administratif des demandes.
Suppression des APL pour certains étudiants étrangers
L’article 67 du projet de loi prévoit par ailleurs la suppression des APL (Aides personnalisées au logement) pour les étudiants étrangers non européens et non boursiers. Cette mesure vise à restreindre l’accès à certaines aides sociales à partir de 2026.
Plusieurs organisations étudiantes et associations de soutien aux étrangers ont exprimé leur opposition à cette disposition. Elles alertent sur le risque d’exclusion pour des étudiants déjà confrontés à des difficultés de logement, notamment dans les grandes agglomérations universitaires.
