Chabane Teboul, un homme de 64 ans, a été transféré d'urgence de France vers l'Algérie par sa famille. Cet acte est survenu après que l’Institut Gustave-Roussy (IGR), situé à Villejuif dans le Val-de-Marne, ait prévu d'interrompre son traitement médical, rapporte le quotidien Le Monde.
L'homme, tombé dans le coma à la suite de deux arrêts cardiaques survenus le 16 août 2025, était sous assistance respiratoire à l'hôpital. Sa famille a pris la décision de le transférer dans une clinique à Alger, afin de l'éloigner de ce qu'ils considéraient comme une décision fatale en France.
Transféré à Alger à bord 'un avion sanitaire
Chabane Teboul était en réanimation à l’Institut Gustave-Roussy, un établissement spécialisé dans les soins du cancer. L’équipe médicale de l’hôpital avait prévu de suspendre son assistance respiratoire le 14 novembre 2025, dans le cadre d’une sédation définitive. Cette décision a été prise en raison de l’état de santé critique du patient, atteint d'un cancer de la gorge. La famille de Chabane Teboul s'est opposée à cette décision et a cherché une alternative en Algérie.
Faits-divers France : il empochait 40 000 euros d’allocations grâce à un double titre de séjour
Le 13 novembre, un avion sanitaire a été affrété pour transporter Chabane Teboul. Celui-ci était relié à une machine d’assistance respiratoire pendant le vol. Après un trajet de deux heures, l'avion a atterri à l'aéroport d'Alger, où il a été pris en charge par une équipe médicale locale.
Le décès n’a pu être évité en Algérie
Malgré les efforts pour transporter Chabane Teboul en Algérie, son état de santé s’est détérioré une fois arrivé à Alger. Selon la famille, l'homme est décédé le dimanche 17 novembre 2025, des suites d’une hémorragie pulmonaire ayant entraîné plusieurs arrêts cardiorespiratoires. Sa famille a rapporté que l’hôpital en Algérie n’a pu éviter le décès en raison de la gravité de sa condition.
La décision de transférer Chabane Teboul en Algérie a été motivée par la volonté de la famille de contester l’arrêt des soins en France, une décision qu'ils ne considéraient pas acceptable. Pour Safia Teboul, l'une des cinq filles du patient, la situation était claire : « C’était le cimetière en France ou l’avion pour l’Algérie. »
Ce cas met en lumière une question complexe liée aux choix médicaux et à l’autonomie des familles face à des décisions terminales. Dans ce contexte, le transfert vers l'Algérie représente un exemple de l’intervention familiale pour influencer le parcours médical du patient.
Gestion de la fin de vie
Le transfert de Chabane Teboul a suscité diverses réactions, notamment en raison des différences culturelles et des pratiques médicales entre les pays concernés. En Algérie, l’hôpital qui a accueilli le patient a fourni des soins palliatifs, mais ces efforts n'ont pas permis de sauver sa vie. Ce cas soulève également des questions sur les différences dans la gestion de la fin de vie, ainsi que sur l'accès à des soins médicaux à travers les frontières.
Cette situation met en lumière les défis liés aux soins de fin de vie et aux droits des patients, tout en soulignant les choix difficiles auxquels sont confrontées certaines familles face à des décisions médicales jugées difficiles ou inacceptables. Le transfert de Chabane Teboul en Algérie reflète l'importance que certaines familles accordent au contrôle de la fin de vie de leurs proches, en dépit des avis des professionnels de santé.