Le tribunal de Taza a récemment ouvert une enquête sur une importante escroquerie liée aux contrats de travail fictifs pour l'Europe. Une ressortissante algérienne, identifiée sous le nom de "Halima", et son complice marocain, sont accusés d'avoir extorqué des sommes pouvant atteindre 100'000 dirhams (plus de 9000 euros) à près de 50 victimes.
Ces dernières, principalement originaires des quartiers populaires de Taza et Oued Amlil, espéraient obtenir un emploi légal en Europe, mais se sont retrouvées piégées par un réseau frauduleux.
Un réseau bien organisé d'escroquerie, dirigé par une Algérienne
L'affaire remonte au mois d'octobre 2025, lorsque les services de police ont démantelé un réseau d'immigration illégale dans la région de Taza. La principale accusée, Halima, une femme d'origine algérienne, est accusée d'avoir dirigé ce réseau frauduleux avec l'aide d'un complice marocain. Leur modus operandi consistait à faire miroiter aux victimes l'obtention de contrats de travail légaux en France contre des paiements conséquents. Selon les témoignages des victimes, les prévenus exigeaient un acompte initial de 40'000 dirhams (environ 3600 euros), avant de leur proposer des démarches pour obtenir un emploi en Europe.
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Les sommes totales versées par chaque victime atteint jusqu'à 100'000 dirhams, soit un montant supérieur à 9000 euros. Le réseau dirigée par cette Algérienne exploitait la détresse sociale de nombreuses personnes des milieux défavorisés, qui cherchaient des opportunités à l'étranger pour améliorer leur situation financière.
Les autorités démantèlent l'escroquerie
L'enquête a permis de découvrir que les faux documents utilisés pour crédibiliser l'escroquerie comprenaient des contrats de travail falsifiés et des promesses de visas pour la France. En plus de ces faux documents, les forces de l'ordre ont saisi 49 passeports appartenant à des victimes, de l'argent liquide, ainsi que du matériel informatique qui servait à créer des documents frauduleux. Cette saisie a été le fruit d'une collaboration efficace entre la police judiciaire de Taza et celle d'Oujda.
Les victimes, qui espéraient un avenir meilleur en Europe, ont vu leur argent et leurs espoirs réduits à néant. Selon les informations fournies, la majorité des victimes provenaient de localités comme Oued Amlil et des quartiers populaires de Taza, des zones où les opportunités économiques sont limitées et où l'envie de migrer vers l'Europe est particulièrement forte.
