Après la diffusion du numéro de l’émission Complément d’enquête de France 2, intitulé « La guerre secrète France-Algérie », les autorités algériennes ont exprimé leur mécontentement, considérant le programme comme une attaque directe contre l'État algérien.
L'émission, qui était sensé parler des tensions diplomatiques entre les deux pays, a provoqué une réaction officielle forte, notamment en raison notamment de la participation du dénommé Amir DZ, classé terroriste et plusieurs fois condamné en Algérie.
Complément d'enquête, un programme controversé
Le 22 janvier 2026, Complément d’enquête a diffusé une émission consacrée à la crise diplomatique entre la France et l’Algérie, en explorant notamment les accusations d'espionnage et les tensions politiques. Le programme a donné une place centrale à Amir DZ, une figure controversée, qui a tenu des propos particulièrement virulents. Ces déclarations ont rapidement suscité une forte réaction au sein des autorités algériennes.
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Le gouvernement algérien a dénoncé ce qu'il considère comme une attaque contre ses institutions, qualifiant le programme de « tissu de contre-vérités » et de « véritable agression ». L’Algérie a estimé que l’émission présentait des informations trompeuses et nuisibles à la réputation du pays, allant jusqu’à affirmer qu'elle faisait partie d’une « entreprise de désinformation méthodique » menée par le service public français.
Communiqué du @Algeria_MFA: pic.twitter.com/l9KQpEAu88
— Ambassade d'Algérie en France سفارة الجزائر بفرنسا (@ambalgerieparis) January 11, 2025
La réaction du gouvernement algérien
Face à cette situation, le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué, le 24 janvier, le chargé d'affaires de l’ambassade de France à Alger, Gilles Bourbao, pour exprimer son mécontentement. Le gouvernement algérien a précisé qu'il « se réserve le droit de donner toutes les suites qu’appelle la gravité de tels agissements ». Cette déclaration indique que l’Algérie pourrait prendre des mesures supplémentaires en réponse à ce qu’elle considère comme une agression médiatique.
Le communiqué algérien souligne également que la diffusion de ce programme ne s’est pas produite sans l’aval des autorités françaises, affirmant que Complément d’enquête a été une entreprise délibérée, soutenue par les services publics français. Cette position a été renforcée par la participation de l'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet.
Un nouvel épisode qui exacerbe les tensions
Il faut dire que le documentaire, censé aborder les relations tendues entre la France et l’Algérie, s’est transformé en un véritable réquisitoire. Au lieu de fournir une analyse objective des relations bilatérales, l’émission a multiplié les accusations fondées sur des soupçons à l’encontre des autorités algériennes, sans donner la parole à des spécialistes ou des personnes crédibles sur le sujet.
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Pire encore, Complément d’enquête a donné une tribune à un personnage classé comme terroriste par Alger et condamné à plusieurs reprises dans le pays, ce qui a exacerbé les tensions. En donnant la parole à une personnalité aussi controversée, l’émission a, selon le gouvernement algérien, aggravé la situation au lieu d’apporter un éclairage pertinent sur les sujets traités.
