Le conseiller de Trump en Algérie : les relations avec le Maroc à l'ordre du jour ?

La visite, ce mardi 27 janvier 2026, de Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires africaines et arabes, en Algérie a suscité de nombreuses spéculations sur les objectifs de cette mission diplomatique. Boulos, après avoir effectué une première visite en juillet 2025, est revenu à Alger pour renforcer les liens entre les États-Unis et l'Algérie, tout en abordant des sujets brûlants concernant la région, notamment le dossier sensible du Sahara occidental, ou de façon plus large, les relations exécrables entre l'Algérie et le Maroc.

Lors de cette visite, le ministre algérien chargé des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a accueilli Massad Boulos pour une série de réunions qui ont permis de réexaminer les relations bilatérales entre les deux nations. Selon le communiqué officiel du ministère, les discussions ont porté sur les moyens de renforcer les partenariats stratégiques, particulièrement dans les domaines économiques, tout en mettant en évidence l’importance du dialogue continu entre les deux pays.

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Les USA tentent-ils une médiation entre l'Algérie et le Maroc ?

Une autre déclaration importante provient de l’ambassade des États-Unis en Algérie, qui a réaffirmé son engagement à continuer de travailler avec Alger pour assurer la paix et la prospérité dans la région. Cependant, la représentation diplomatique américaine à Alger ne donne aucun détail sur cette visite surprise, dans son communiqué très laconique. Elle s'est contentée de préciser qu'elle se réjouissait du renforcement des relations avec l'Algérie, mais sans donner de détails précis sur l'agenda de la rencontre.

Pourtant, l’article du journal El Khabar évoque des indices laissant penser que cette visite pourrait être liée aux tentatives de médiation des États-Unis pour rapprocher l'Algérie du Maroc, en particulier après les déclarations l'année dernière d'un autre conseiller de Donald Trump, en l'occurrence Steve Witcoff. Ce dernier avait suggéré que l'administration Trump était prête à faciliter un dialogue entre Alger et Rabat, avec l'objectif de résoudre la question du Sahara occidental, et que cela allait se faire dans un délai de deux mois.

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Cependant, la réalité de ces relations est bien plus complexe. Comme l’indique El Khabar, la réconciliation entre l'Algérie et le Maroc n'est pas un processus simple. L'Algérie reste fermement attachée à son soutien au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, tandis que le Maroc considère le Sahara occidental comme faisant partie intégrante de son territoire. En d'autres termes, l'Algérie veut laisser le peuple sahraoui décider pour lui-même et compte pour cela sur l'ONU.

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Alors, la question demeure : cette visite de Massad Boulos est-elle un signe de progrès vers une normalisation des relations entre l'Algérie et le Maroc, ou s'agit-il simplement d'une nouvelle tentative de dialogue dans un contexte régional tendu ? Ce n'est pas aussi évident que cela pourrait paraître, notamment dans l'esprit des responsables de l'administration américaine.

En fait, l'administration Trump doit comprendre que le Sahara occidental n'est pas le problème principal entre l'Algérie et le Maroc. Ce qu'il y a entre les deux pays voisins, c'est une velléité marocaine d'accaparement des territoires de l'ouest et du sud-ouest algérien, prétendant qu'ils appartenaient à un lointain royaume du Maroc. Et pour cela, le Palais de Mohamed VI et avant lui, celui de son père, Hassan II, était prêt à tous les coups pour arriver à ses fins, y compris encourager des groupuscules séparatistes dans les régions de Kabylie et du Sud de son voisin. Trump, Massad et Witcoff comprennent-ils ces enjeux ? Seul l'avenir le dira avec une certitude.


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