L'Algérie coopère avec l'UE pour récupérer ses fonds et biens détournés

L'Algérie renforce sa coopération avec l’Union européenne et plusieurs organisations internationales afin d’améliorer le recouvrement des fonds et biens détournés. Dans ce cadre, des juges et cadres judiciaires algériens participent à plusieurs formations et ateliers à l’étranger et en ligne, portant notamment sur les meilleures pratiques liées aux crypto-monnaies et aux procédures internationales. Ces initiatives s’inscrivent dans un effort continu de renforcement des capacités techniques et opérationnelles des institutions judiciaires nationales.

Du 30 mars au 1er avril 2026, un juge algérien participera à une formation conjointe organisée par le programme euro-méditerranéen à Vérone en Italie, sur le thème : « Récupération des fonds et biens, y compris les meilleures pratiques concernant les crypto-monnaies ». Dans le même cadre, deux juges, professeurs à l’École supérieure de la magistrature, participeront à une formation sur le même sujet du 30 mars au 2 avril 2026, également à Vérone.

Selon un communiqué publié dimanche 29 mars sur la page Facebook du ministre de la Justice, ces formations réunissent des participants des États membres de l’UE et des pays partenaires du sud de la Méditerranée. L’objectif principal est de partager les méthodes de recouvrement des biens et de renforcer les pratiques en matière de crypto-monnaies, tout en harmonisant les approches entre les différentes juridictions.

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Ateliers liés à l’asile et aux droits de l’homme

Dans le cadre de la coopération avec l’Agence européenne pour l’asile, un juge participera à un atelier sur l’accès aux procédures d’asile à Athènes en Grèce, du 31 mars au 2 avril 2026. Parallèlement, 25 juges spécialisés en droit administratif suivront une formation sur les contentieux administratifs à l’École supérieure de la magistrature du 29 mars au 2 avril 2026.

Ces initiatives visent à améliorer la compréhension des obligations internationales et à harmoniser l’application des règles au niveau national. Par ailleurs, 25 autres juges participeront à une formation sur les droits de l’homme et les obligations internationales, du 29 mars au 2 avril 2026, toujours à l’École supérieure de la magistrature, afin de consolider les connaissances des magistrats sur les standards internationaux.

Protection de l’enfance et identité légale

Dans le cadre de la coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations, une juge participera à un atelier sur la protection de l’enfance à l’international du 31 mars au 2 avril 2026, à Le Caire, Égypte. De plus, un juge participera à deux sessions de formation en ligne sur l’appartenance et l’identité légale, organisées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) en Algérie, le 30 mars 2026.

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Ces sessions virtuelles s’inscrivent dans le suivi de la mise en œuvre de l’Annonce arabe sur l’identité légale, adoptée en mars 2023. Elles visent à renforcer les capacités des points de contact nationaux pour traduire les engagements régionaux en actions concrètes au niveau national.

Renforcement des compétences des personnels judiciaires

Le 30 mars 2026, 100 employés des services judiciaires participeront à une journée de formation sur la gestion des salaires et des systèmes automatisés à l’École nationale des utilisateurs des secrétariats judiciaires. Par ailleurs, 24 employés des conseils judiciaires suivront, du 29 mars au 2 avril 2026, une formation sur la gestion des dossiers de recours en matière pénale, tandis que 24 autres participeront à un module sur l’application des sanctions judiciaires sur la même période.

Ces formations visent à améliorer les compétences opérationnelles des employés, à uniformiser les procédures et à renforcer l’efficacité des services judiciaires grâce à l’utilisation d’outils numériques adaptés.


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