Un tunnel du Maroc vers l’Espagne utilisé pour transporter des tonnes de haschich

Un tunnel souterrain dédié au trafic de drogue entre le Maroc et l’Espagne a été mis au jour par la police espagnole dans l’enclave de Ceuta. Cette découverte s’inscrit dans une enquête de longue durée visant un réseau organisé impliqué dans l’acheminement de résine de cannabis depuis le Maroc. Au total, plus de 17 tonnes de drogue ont été saisies et 27 personnes ont été interpellées.

Le tunnel était aménagé sous un bâtiment industriel, sans signe visible depuis l’extérieur. D’après les informations communiquées par le ministère de l’Intérieur espagnol, l’accès principal se trouvait derrière un réfrigérateur insonorisé. Ce dispositif permettait de masquer l’entrée et de limiter les nuisances sonores liées à l’activité souterraine.

Une fois à l’intérieur, les enquêteurs ont découvert une structure organisée sur trois niveaux. Un premier espace vertical servait de point d’accès vers les galeries. Plus bas, une zone intermédiaire permettait de stocker les ballots de drogue avant leur transport. Enfin, un couloir reliait directement cette installation au Maroc. Le ministère de l’Intérieur espagnol a décrit l’ensemble comme "un labyrinthe ressemblant à une mine ".

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Pour maintenir le tunnel en fonctionnement, plusieurs équipements techniques avaient été installés. Un système de pompage permettait de gérer l’humidité et les infiltrations d’eau. L’insonorisation contribuait à rendre l’activité difficilement perceptible depuis la surface.

Un système logistique structuré

L’intérieur du tunnel était équipé pour faciliter le transport de marchandises. Les policiers ont relevé la présence de rails, de wagons, de poulies et de petites grues. Ces installations permettaient de déplacer les ballots de haschich sans interruption sur toute la longueur du passage.

Ce type d’organisation laisse apparaître une méthode de transport pensée pour manipuler des volumes importants. La marchandise arrivait depuis le Maroc jusqu’à Ceuta, où elle pouvait ensuite être prise en charge pour une distribution vers d’autres zones.

Le ministère de l’Intérieur espagnol indique que ce réseau ne se limitait pas à une activité locale. Les flux alimentaient différents points en Espagne ainsi que d’autres destinations en Europe.

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Une enquête progressive menée sur plusieurs territoires

L’origine de l’enquête remonte à plusieurs saisies de drogue effectuées à Ceuta et en Andalousie. Ces premières interventions ont attiré l’attention des autorités sur une activité récurrente. Au fil des investigations, les forces de l’ordre ont identifié des connexions avec d’autres régions, notamment la Galice.

L’enquête s’est déroulée sur plus d’un an. Elle a mobilisé différents services afin de suivre les mouvements de marchandises et de remonter jusqu’aux responsables. Cette progression a permis de localiser le tunnel et de comprendre son rôle dans l’ensemble du dispositif.

La phase finale de l’opération a eu lieu dans la nuit du 26 mars. À ce moment-là, les policiers ont procédé à plusieurs interpellations, dont celle de l’un des deux responsables présumés du réseau.

Saisie de plus de 17 tonnes de résine de cannabis

Les opérations menées dans le cadre de cette affaire ont conduit à la saisie de plus de 17 tonnes de résine de cannabis. Ces quantités ont été interceptées en plusieurs étapes au cours de l’enquête.

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Lors des perquisitions, les autorités ont également découvert environ 1,4 million d’euros en espèces. À cela s’ajoute la saisie de 17 véhicules de luxe. Ces éléments sont désormais intégrés à la procédure judiciaire.

Le Maroc est identifié comme le point de départ de la drogue transportée via ce tunnel. La proximité géographique entre le Maroc et Ceuta facilite les échanges clandestins de ce type, en particulier lorsque des infrastructures souterraines sont utilisées pour contourner les contrôles.


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